Illustration — Skyline of Kampala

Politique - 28 mai 2026

Le nouveau président Jacob Oboth-Oboth fait face à de grandes attentes au milieu des

Par Amina Kabasele3 min de lectureEnglish

Kampala, le 26 mai 2026 - Le président du Parlement nouvellement élu, Jacob Oboth-Oboth, a promis des réformes de grande envergure visant à restaurer la transparence, la responsabilité et la confiance du public dans le corps législatif ougandais, même si les analystes remettent en question sa capacité à faire face à des intérêts politiques bien ancrés.

Dès son entrée en fonction, Oboth-Oboth a présenté un programme de réforme en sept points axé sur la tolérance zéro à l'égard de la corruption, des systèmes de responsabilisation plus solides, un débat législatif fondé sur des preuves, une budgétisation axée sur les résultats, un engagement public amélioré et une surveillance renforcée des fonds publics.

Il a également promis d’ouvrir les opérations du Parlement au public et de renforcer l’engagement des médias dans le cadre des efforts visant à reconstruire la crédibilité institutionnelle.

Cependant, les analystes politiques et les critiques restent sceptiques quant à la faisabilité de ses ambitions de réforme au sein d’une institution longtemps accusée d’être façonnée par les réseaux clientélistes et l’influence de l’exécutif.

Le député chevronné Ibrahim Ssemujju Nganda a averti que les attentes d'un changement radical pourraient être irréalistes, arguant que le Président opère au sein de structures parlementaires profondément enracinées.

Il a prévenu qu'une réforme significative dépendrait de la manière dont Oboth-Oboth gère les processus institutionnels clés, en particulier le Comité des nominations et les décisions liées au budget.

Ssemujju a également fait part de ses inquiétudes concernant des problèmes de longue date tels que les dépenses discrétionnaires et les allocations parlementaires, suggérant que des changements structurels seraient nécessaires pour lutter de manière significative contre la corruption.

Certains législateurs ont cependant appelé à la patience et à une évaluation plus mesurée de la performance du nouveau Président.

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