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Illustration - Des responsables de Nakawa arrêtés pour mauvaise gestion présumée des fonds d'Emyoga

Justice - 2 juillet 2026

Des responsables de Nakawa arrêtés pour mauvaise gestion présumée des fonds d'Emyoga

Par Amina Kabasele2 min de lecture

Kampala, le 2 juillet 2026 - Les autorités ont ordonné l'arrestation de deux dirigeants de la Nakawa Market Meat Emyoga SACCO suite à des allégations de mauvaise gestion de plus de 6 millions de shillings alloués dans le cadre du programme gouvernemental Emyoga.

Les arrestations visent le président de la SACCO, Denis Muliisi, et le secrétaire, identifié uniquement comme Kasoma, à la suite de plaintes de commerçants du marché qui accusaient les dirigeants de ne pas avoir rendu compte des fonds destinés à soutenir les membres dans le cadre de l'initiative gouvernementale.

Les allégations ont émergé lors d'une réunion convoquée pour répondre aux préoccupations soulevées par les membres de la SACCO. Le trésorier de l'organisation a accusé le président de gérer la SACCO de manière indépendante, de prendre des décisions financières sans consulter les autres dirigeants et d'exercer un contrôle exclusif sur les fonds des membres.

Les autorités ont ensuite demandé des explications sur le sort des fonds qui auraient disparu. En réponse, Muliisi a nié avoir détourné l'argent, mais a déclaré qu'il était prêt à rembourser le montant pour protéger la crédibilité du programme Emyoga. Il a également attribué les éventuelles lacunes administratives à sa formation limitée.

Plusieurs membres de la SACCO ont en outre allégué que les fonds avaient été distribués aux bénéficiaires d'une manière non conforme aux directives opérationnelles du programme.

À la suite de la réunion, la police a reçu pour instruction d'arrêter Muliisi et Kasoma afin de faciliter les enquêtes sur la gestion des finances de la SACCO. Les autorités ont averti que tout dirigeant reconnu coupable d'avoir mal géré les fonds publics alloués dans le cadre des programmes gouvernementaux ferait l'objet de poursuites judiciaires.

Les deux responsables ont nié ces allégations, arguant que ces accusations faisaient partie d'un conflit interne de leadership visant à saper leurs positions. Les enquêtes sont en cours.

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