
Économie - 11 janvier 2026
Mukoko Samba appelle à la régulation des chaînes d'approvisionnement des produits locaux
Kinshasa, le 2 janvier 2026 - Le Vice-Premier ministre en charge de l'Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, a réitéré la détermination du gouvernement à standardiser et réguler la chaîne de valeur locale, des zones de production aux marchés de consommation, afin de renforcer l'approvisionnement en produits locaux.
Il a fait ces remarques à l'issue d'une visite de terrain au port public de Kinkole dans la commune de N’sele, ainsi qu'aux ports de Baramoto et CDI Bwamanda dans la commune de Gombe à Kinshasa.
La visite a commencé au port de pêche de Kinkole, où le Vice-Premier ministre a observé l'arrivée de sacs de grains en provenance des provinces du Kwilu, Maï-Ndombe et Kasaï. Il a également visité la zone où des chips de manioc, déchargées des bateaux de pêche, étaient exposées à la vente.
La délégation ministérielle s'est ensuite rendue au port de Baramoto pour évaluer les défis d'approvisionnement en cours, avant de conclure la tournée au port de CDI Bwamanda.
Au CDI Bwamanda, Daniel Mukoko Samba a visité l'usine de production, qui a une capacité combinée de 50 tonnes par jour pour les anciennes et nouvelles unités, portant la capacité totale à 100 tonnes par jour. Cette production représente plus de 10 000 sacs de 10 kilogrammes par jour, ou environ 2 500 sacs de 25 kilogrammes, tous destinés au marché de Kinshasa.
CDI Bwamanda, un partenaire de l'État
À cette occasion, Édouard Sangina Toko, Directeur général adjoint de CDI Bwamanda, a salué la visite du Vice-Premier ministre, la qualifiant de "très encourageante".
Il a rappelé que le Centre de Développement International de Bwamanda (CDI Bwamanda) a longtemps joué un rôle clé dans l'alimentation de la ville de Kinshasa, notamment durant les années 1980, 1990, 2000 et 2010. Cependant, en tant qu'organisation à but non lucratif, l'institution a connu une diminution des subventions, ce qui explique en grande partie ses difficultés actuelles.
Selon lui, les principaux défis auxquels l'organisation est confrontée comprennent :
l'accès à des semences de qualité,
un soutien insuffisant aux agriculteurs, et
l'état dégradé des infrastructures routières, qui complique le transport des produits agricoles, même lorsque les niveaux de production sont adéquats.
Malgré ces contraintes, Édouard Sangina Toko a souligné que CDI Bwamanda conserve un potentiel significatif pour relancer ses activités, à condition de recevoir un soutien financier substantiel de la part du gouvernement, notamment pour renforcer les services de développement rural et construire des silos de stockage.
"À ce jour, CDI Bwamanda dispose d'infrastructures adéquates, avec plus de sept dépôts de 2 000 mètres carrés chacun à Kinshasa, de grands entrepôts à l'intérieur du pays, ainsi que des installations dédiées au stockage et à la transformation du maïs. Il se positionne donc comme un partenaire fiable que l'État peut soutenir pour contribuer durablement à l'approvisionnement alimentaire national," a-t-il affirmé.
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