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Illustration - MSF alerte sur l'afflux de blessés face à la violence croissante

Sécurité - 24 janvier 2026

MSF alerte sur l'afflux de blessés face à la violence croissante

Par Amina Kabasele3 min de lecture

Kinshasa, le 24 janvier 2026 - Nyanzale, Rutshuru, le 23 janvier 2026 - Médecins Sans Frontières (MSF) a tiré la sonnette d'alarme sur un afflux de blessés à Nyanzale, suite à des affrontements intensifiés entre les rebelles de l'AFC/M23 et les milices Wazalendo, faisant partie du Collectif des Mouvements pour le Changement (CMC), dans le territoire de Rutshuru, au Nord-Kivu.

Depuis le 20 janvier, les équipes de MSF soutiennent le centre de santé de Nyanzale, fournissant une assistance médicale et logistique à 32 personnes blessées par des balles et des éclats d'obus, dont la plupart sont des civils.

Selon les témoignages des patients, les blessés ont commencé à arriver le 19 janvier après une attaque de miliciens Wazalendo. Des civils effectuant des travaux communautaires, appelés localement "salogo", ont été pris dans le feu croisé. Plusieurs maisons ont été signalées comme brûlées durant la violence.

MSF effectue également un soutien humanitaire, y compris la construction de toilettes, la distribution d'eau potable et la promotion de la santé dans les zones vulnérables. L'organisation avertit que la population touchée vit dans des conditions précaires, avec un accès limité à l'hygiène, un abri adéquat, de la nourriture et des besoins de base.

La situation sécuritaire à Nyanzale reste tendue. Les combats ont repris dimanche après-midi, le 19 janvier, après une brève accalmie, avec des échanges de tirs intenses signalés dans toute la zone. Des civils qui étaient récemment revenus de leur déplacement se sont barricadés chez eux pour leur sécurité.

La faction Wazalendo du CMC a dénoncé une attaque à la bombe le 18 janvier qui a frappé plusieurs localités, dont Nyarubande, Burambo, Muhanga, le centre de Kihondo et Kiyeye, et a promis une riposte rapide. D'autres affrontements ont été signalés près de Katsiru.

Le bilan provisoire de la violence fait état de deux civils tués à Kihondo - un homme et une femme - et de dix maisons brûlées à Nyarubande, dans le chef-lieu de Bwito.

La situation souligne la vulnérabilité persistante des civils au Nord-Kivu face à des affrontements armés en cours, mettant en lumière le besoin urgent d'assistance humanitaire et de protection.

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