Africa Insight
Illustration - Les conducteurs de motos-taxis dénoncent les barrages illégaux sur la route Goma-Masisi-Walikale

Sécurité - 11 janvier 2026

Les conducteurs de motos-taxis dénoncent les barrages illégaux sur la route Goma-Masisi-Walikale

Par Jean-Marc Okito3 min de lecture

Goma, le 8 janvier 2026 - Les conducteurs de motos-taxis utilisant la route Goma-Masisi-Walikale tirent la sonnette d'alarme face aux pillages répétés et à la prolifération des barrages illégaux installés par des groupes armés le long de cet itinéraire.

La route traverse une zone tampon, avec une partie contrôlée par les FARDC (Forces Armées de la RDC) et la milice Wazalendo, et une autre partie occupée par les rebelles de l'AFC-M23. Les conducteurs rapportent que ces conditions rendent les déplacements dangereux et coûteux.

Lucien Amani Bitaha, porte-parole des motocyclistes, a déclaré que les motocyclistes doivent désormais prévoir au moins 200 000 francs congolais (environ 90 dollars américains) pour transporter un seul colis de Goma à Walikale. Il a également décrit des incidents de pillage répétés le long de la section entre Kashebere et Miba, contrôlée par les rebelles M23, et dans la zone tampon entre Kibati et Mikumbi, tandis que la zone de Miba est sous contrôle gouvernemental et Wazalendo.

"La route est complètement délabrée, avec des roseaux poussant en abondance, ce qui aggrave encore l'insécurité. Les passagers, les propriétaires de colis et les motocyclistes continuent de subir ces pertes," a-t-il ajouté.

Un chef traditionnel local du groupe Ihana a confirmé que les autorités ont été informées par le biais de rapports officiels, mais qu'aucune intervention visible n'a été réalisée jusqu'à présent pour améliorer la sécurité ou enlever les barrages illégaux.

À lire aussi