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Illustration - La menace de la milice Mobondo réduite à 10%, déclare le ministre Eliezer Ntambwe

Sécurité - 8 mars 2026

La menace de la milice Mobondo réduite à 10%, déclare le ministre Eliezer Ntambwe

Par Amina Kabasele3 min de lecture

GRAND BANDUNDU, le 26 février 2026 - Le ministre délégué Eliezer Ntambwe, chargé des Anciens Combattants, a fait état d'avancées significatives dans le désarmement et la réinsertion de la milice Mobondo dans le Grand Bandundu et à Kinshasa, marquant une étape majeure dans la réduction de l'insécurité liée au conflit intercommunautaire.

Depuis janvier 2026, plus de 500 miliciens Mobondo se sont rendus et ont été orientés vers le Service national de réinsertion professionnelle, un programme destiné à doter les anciens combattants de compétences professionnelles. La menace posée par les milices est désormais réduite à environ 10%, selon Ntambwe, qui distingue ce conflit intercommunautaire interne - entre les communautés Teke et Yaka - des agressions extérieures comme celle de l'AFC/M23 à l'est de la RDC.

Le phénomène Mobondo, apparu en 2022, est passé d’un conflit foncier à une violence armée, provoquant des meurtres, des pillages et des déplacements massifs. La milice, dirigée à l’origine par un agriculteur nommé Sadam, alias Faux Yaya, s’est répandue dans les provinces du Kwilu, du Kwango, du Mai-Ndombe et dans certaines parties de Kinshasa, en particulier à Maluku, avant le début des opérations de désarmement.

Ntambwe a souligné que la stratégie de désarmement était axée sur la sensibilisation, la reddition volontaire et la réintégration structurée plutôt que sur l'intégration forcée dans des programmes militaires. Les anciens miliciens sont évalués individuellement pour déterminer leur éligibilité aux programmes de réintégration, garantissant que ceux impliqués dans des atrocités soient soumis à des mesures de justice transitionnelle.

« Cela ne veut pas dire que tout sera oublié », a déclaré Ntambwe. « La phase de justice transitionnelle suivra, garantissant la vérité, la réconciliation et les engagements de non-répétition. » Il a ajouté que même si la menace n'est pas complètement éliminée, elle a été considérablement réduite, seuls des éléments isolés restant dans la brousse.

Sur la question de l'implication politique, Ntambwe a partiellement confirmé que l'ancien président Joseph Kabila et des membres du PPRD pourraient avoir joué un rôle dans le conflit, citant des témoignages concernant des achats de terres et des compensations insuffisantes qui ont alimenté les tensions. Les services de sécurité continuent d'enquêter sur ces allégations, qui seront rendues publiques une fois vérifiées.

Malgré les progrès, Ntambwe a souligné que la sécurité absolue n’existe pas et que, même si la menace Mobondo a diminué, des poches d’insécurité subsistent. Il a réitéré le rôle actuel des FARDC et de la police (PNC) dans la poursuite des militants restants et dans la prévention d'une résurgence de la violence.

L’impact humanitaire de la milice Mobondo a été grave, avec de nombreux morts, des populations déplacées et d’importantes pertes matérielles. Le ministre a noté que la phase actuelle donne la priorité à l'apaisement de la situation et à la préparation à la réintégration, avec des évaluations détaillées des déplacements et des dommages prévus à mesure que la pacification progresse.

Cette initiative reflète une approche structurée de la gestion des milices locales, visant à réguler les conflits, réduire les dommages et réintégrer les combattants dans la société, contrastant fortement avec les groupes armés externes déstabilisant d'autres régions de la RDC.

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