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Illustration - Des massacres à Kyankwanzi après la découverte de restes humains suscitent la peur

Culture - 22 mars 2026

Des massacres à Kyankwanzi après la découverte de restes humains suscitent la peur

Par Jean-Marc Okito3 min de lecture

District de Kyankwanzi Ouganda, le 21 mars 2026 - Les tensions sont vives dans le district de Kyankwanzi, au centre de l'Ouganda, après que deux hommes soupçonnés d'être des ressortissants rwandais ont été tués par une foule en colère suite à la découverte de parties de corps humains dans leur maison.

L'incident s'est produit le 20 mars dans le village de Kiryanongo, Bananywa, où les habitants se seraient introduits de force dans la maison des deux hommes, identifiés comme Semasaka et Hakiza Damascene, après avoir remarqué une odeur forte et nauséabonde venant des lieux.

Selon des témoignages locaux, les villageois ont fouillé la maison et ont découvert des parties du corps démembrées qui appartiendraient à une femme du village de Nakabugo qui avait été portée disparue plusieurs jours plus tôt. Certains restes auraient été retrouvés dans un sac à l'intérieur de la résidence.

Cette découverte a suscité l'indignation des habitants, qui se sont ensuite retournés contre les deux hommes, les battant à mort avant que les autorités puissent intervenir.

Les dirigeants locaux ont alerté la police peu après les meurtres. Des agents du poste de police de Bananywa, ainsi que des enquêteurs du district, ont été déployés sur les lieux pour ouvrir une enquête sur le meurtre présumé et les violences collectives.

Luke Kigozi, porte-parole de la police de la région de Wamala, a condamné l'incident, soulignant que la loi doit suivre son cours.

Il a confirmé qu’une enquête était en cours sur les circonstances de la mort de la femme, ainsi que sur l’action de la foule qui a conduit à l’assassinat des deux suspects.

Les corps des deux hommes et de la femme décédée ont été transportés au centre de santé de Ntwetwe pour des examens post mortem dans le cadre de l'enquête en cours.

Les autorités ont exhorté les habitants à s'abstenir de se faire justice eux-mêmes, avertissant que de tels actes portent atteinte à l'État de droit et compliquent les enquêtes criminelles.

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