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Illustration - Le ministère des Finances défend les nouvelles plaques d'immatriculation sécurisées, dément l'opacité et les coûts élevés

Économie - 24 janvier 2026

Le ministère des Finances défend les nouvelles plaques d'immatriculation sécurisées, dément l'opacité et les coûts élevés

Par Amina Kabasele3 min de lecture

Kinshasa, le 11 janvier 2026 - Le ministère des Finances a rejeté les allégations concernant la réforme du système d'immatriculation des véhicules et l'introduction de nouvelles plaques d'immatriculation sécurisées en République Démocratique du Congo, insistant sur le fait que le processus est transparent, légal et financièrement justifié.

Dans un communiqué, le ministère a déclaré qu'il cherchait à "rétablir les faits" et à contrer ce qu'il a décrit comme de la confusion et des accusations infondées, réaffirmant son engagement envers la bonne gouvernance et la transparence.

Une réforme pour restaurer l'ordre et la sécurité

Selon le ministère, la réforme vise à corriger de graves lacunes en matière de sécurité et l'absence d'un cadre contractuel clair, qui avait permis à un marché parallèle de prospérer. Les autorités ont signalé la circulation de numéros de plaques d'immatriculation dupliqués et la vente de plaques congolaises sur des plateformes en ligne étrangères.

"Permettre à une telle situation de perdurer aurait été une grave erreur," a déclaré le ministère, soulignant que la réforme vise à restaurer l'autorité de l'État, à renforcer l'identification des véhicules et à protéger les finances publiques.

Un processus relancé après l'échec de 2022

Le ministère a reconnu qu'un projet antérieur lancé en 2022 avait échoué en raison de lacunes techniques et juridiques, notamment l'absence d'une étude de faisabilité requise et des désaccords entre partenaires potentiels.

Le processus a ensuite été suspendu et relancé sous un nouveau cadre légal, avec l'approbation de l'Autorité de Régulation des Marchés Publics (ARMP). Les autorités insistent sur le fait que cette décision a été prise uniquement dans l'intérêt public.

Aucun changement technique irrégulier, selon le gouvernement

Répondant aux allégations de changements techniques de dernière minute, le ministère a déclaré que le dossier d'appel d'offres avait reçu un avis de non-objection de la Direction Générale du Contrôle des Marchés Publics (DGCMP).

Il a ajouté que les spécifications techniques sont largement identiques à celles du projet de 2022 et que les trois entreprises présélectionnées ont été invitées à soumettre des offres, garantissant un traitement égal.

Attribution du contrat conformément aux règles de passation des marchés

Le ministère a nié toute opacité ou conflit d'intérêt, soulignant que le projet était inclus dans un plan de passation des marchés approuvé et validé par le Premier ministre.

Contrairement à certains rapports, les autorités ont déclaré que le contrat avait été attribué par le biais d'un appel d'offres restreint autorisé par la DGCMP, et non par une procédure négociée. Elles ont également noté que les soumissionnaires retenus avaient été sélectionnés avant l'entrée en fonction de l'actuel ministre des Finances.

Clarification sur le coût des plaques d'immatriculation

Le ministère a rejeté les affirmations selon lesquelles les plaques coûteraient seulement 30 $ à produire, affirmant que le prix officiel de 65 $ inclut la fabrication, la logistique, le transport, les marges des fournisseurs et les services de sécurité du système.

Il a également déclaré qu'aucun intermédiaire privé n'est impliqué dans le financement et que la part allouée au trésor public a augmenté de 14,3 %.

Le prix des plaques d'immatriculation, inchangé depuis plus d'une décennie, a été réduit de 120 $ à 115 $, avec une nouvelle réduction à 105 $ prévue pour 2027, une mesure que le gouvernement affirme augmentera les recettes de l'État.

Période de transition et appel à la transparence

Les autorités ont précisé que le remplacement des anciennes plaques n'est pas immédiatement obligatoire et qu'une période de transition d'un an est prévue, durant laquelle les anciennes plaques restent valides.

Le ministère des Finances a déclaré qu'il reste ouvert aux audits et au dialogue et a exhorté les citoyens à consulter les documents officiels. Il a appelé le public à rester calme et à se fier aux sources officielles, affirmant que "l'accès aux faits et aux documents est la meilleure base pour un débat public responsable."

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