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Illustration - Le ministre Nduhungirehe félicite la France pour la condamnation du Dr Munyemana pour crimes de génocide

Sécurité - 22 octobre 2025

Le ministre Nduhungirehe félicite la France pour la condamnation du Dr Munyemana pour crimes de génocide

Par Sarah Ndaya2 min de lecture

Kigali, le 22 octobre 2025 - Le ministre rwandais des Affaires étrangères et de la Coopération, l'ambassadeur Olivier Nduhungirehe, a exprimé sa gratitude à la justice française pour avoir condamné le Dr Munyemana Sosthène pour son rôle dans le génocide de 1994 contre les Tutsi.

Le Dr Munyemana, ancien gynécologue à l'hôpital de Butare affilié à l'ancienne Université nationale du Rwanda, était une figure respectée dans le secteur de Tumba et connu comme un ami des dirigeants locaux. Cependant, il a été impliqué dans des crimes commis pendant le génocide, notamment l'emprisonnement de victimes tutsi avant qu'elles ne soient tuées. Il a affirmé que ses actions visaient à les protéger des milices Interahamwe.

Dans la nuit du 23 octobre 2025, la chambre d'appel de la Cour de cassation française a confirmé sa condamnation pour génocide, crimes contre l'humanité et complicité de génocide, le condamnant à 24 ans de prison. La peine a confirmé le jugement de la chambre de première instance en décembre 2023, que le Dr Munyemana avait fait appel, demandant son acquittement et une réduction de peine.

Le ministre Nduhungirehe a salué cette décision, déclarant : "La justice française a agi avec diligence pour rendre justice aux victimes du génocide contre les Tutsi, comme l'a confirmé hier la Cour d'appel de Paris en condamnant le Dr Munyemana Sosthène à 24 ans de prison pour génocide, crimes contre l'humanité et complicité de génocide."

Depuis 2014, plusieurs Rwandais résidant en France ont été condamnés pour leur implication dans le génocide de 1994. Pascal Simbikangwa, ancien chef des services de renseignement du Rwanda, a été condamné à 25 ans en mars 2014. En juillet 2016, Ngenzi Octavien et Tito Barahira, anciens dirigeants de commune impliqués dans des massacres à Kabarrondo, ont reçu des peines de réclusion à perpétuité.

En juillet 2022, Laurent Bucyibaruta, ancien préfet de Gikongoro, a été condamné à 20 ans pour génocide et crimes contre l'humanité. En juin 2023, Hategekimana Philippe, ancien gendarme impliqué dans le génocide de Butare, a été condamné à la réclusion à perpétuité, peine confirmée en appel en novembre 2024.

La condamnation du Dr Munyemana marque une nouvelle étape dans la tenue des responsables pour compte et souligne l'engagement de la France à poursuivre les crimes internationaux.

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