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Illustration - Un homme meurt en détention après avoir été torturé par des miliciens de Wazalendo à Musimba

Politique - 23 février 2026

Un homme meurt en détention après avoir été torturé par des miliciens de Wazalendo à Musimba

Par Amina Kabasele3 min de lecture

Lubero, le 10 février 2026 - Un homme originaire de Kirumba, dans le territoire de Lubero, est décédé dimanche 8 février, alors qu'il était détenu dans une cellule souterraine qui serait tenue par des miliciens de Wazalendo à Musimba, dans la banlieue sud de Butembo, au Nord-Kivu.

Selon des sources de la société civile locale à Musimba, la victime serait décédée après avoir été soumise à la torture alors qu'elle était détenue dans ce que les habitants décrivent comme un centre de détention clandestin. L'homme avait d'abord été accusé de viol, arrêté, puis libéré provisoirement par les autorités judiciaires.

Cependant, cette décision aurait suscité l'opposition de ceux qui l'avaient arrêté, qui auraient organisé sa nouvelle arrestation avant de le transférer à la milice Wazalendo.

Il a ensuite été emmené dans une cellule souterraine à Musimba, où il est décédé plus tard. Les circonstances exactes de sa mort restent controversées. Les dirigeants de la milice Wazalendo nient les allégations de torture, affirmant plutôt que le détenu s'est suicidé par pendaison.

L'incident a ravivé les inquiétudes concernant les violations des droits humains attribuées à certains groupes armés locaux opérant dans la région. Les acteurs de la société civile accusent certaines milices de procéder à des arrestations arbitraires, de gérer des centres de détention illégaux et d'assumer des rôles réservés aux institutions judiciaires sans mandat légal.

Les représentants de la société civile de Musienene rapportent que le corps de la victime reste à la morgue de l’hôpital général de référence de Musienene, en attendant les modalités d’inhumation.

Dans la zone plus large, en particulier dans la chefferie de Baswagha et à Musienene, les combattants affiliés à Wazalendo ont été accusés à plusieurs reprises de pillage, de harcèlement, de violences sexuelles, de taxation illégale, d’établissement de barrages routiers non autorisés et d’autres abus contre des civils.

Les organisations de défense des droits humains ont déjà sonné l'alarme concernant les violations commises dans l'est de la République démocratique du Congo. Dans un rapport publié le 20 août, Amnesty International a dénoncé de graves exactions impliquant à la fois la rébellion du M23 et certains groupes armés locaux, dont des éléments associés à la milice Wazalendo.

Ce dernier décès est susceptible d’intensifier les appels à une plus grande surveillance des groupes armés opérant parallèlement ou en soutien aux efforts de sécurité locaux, alors que les inquiétudes grandissent quant à la responsabilité et à la protection des civils.

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