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Illustration - Kinshasa rejette l'évaluation de Human Rights Watch sur Uvira, invoquant la responsabilité des rebelles

Sécurité - 8 février 2026

Kinshasa rejette l'évaluation de Human Rights Watch sur Uvira, invoquant la responsabilité des rebelles

Par Amina Kabasele3 min de lecture

Kinshasa, le 26 janvier 2026 - Le gouvernement de la République Démocratique du Congo (RDC) a fortement contesté un récent rapport de Human Rights Watch sur la situation sécuritaire à Uvira, au Sud-Kivu, suite au retrait de la rébellion AFC/M23 soutenue par le Rwanda. Le gouvernement a averti que dissocier les risques actuels des actions et stratégies des forces occupantes est à la fois juridiquement inexact et politiquement dangereux.

Dans un communiqué publié le jeudi 22 janvier, le ministère de la Communication a souligné que le rapport de Human Rights Watch, intitulé "RDC : Civils au Sud-Kivu en grave danger", se concentre principalement sur les risques post-retrait sans les situer adéquatement dans le contexte plus large d'une occupation armée illégale caractérisée par des abus systématiques contre les civils et une stratégie délibérée de déstabilisation de la ville.

"Le retrait de l'AFC/M23 d'Uvira, qui a eu lieu le 17 janvier 2026, a suivi une période marquée par des pillages, des vols à grande échelle, des menaces, de l'intimidation et une stigmatisation communautaire, tous ces éléments ayant gravement affecté la sécurité des civils et la cohésion sociale. Ce retrait a été accompagné d'un désordre prémédité, orchestré délibérément pour prolonger l'insécurité et créer des effets résiduels après le départ des forces occupantes," indique le communiqué.

Selon le gouvernement, la responsabilité principale de la mise en danger des civils incombe aux rebelles, en raison de l'occupation illégale, de la manipulation de la peur parmi les habitants, des transferts forcés et du déplacement des membres de la communauté banyamulenge, ainsi que du chaos délibérément laissé derrière.

Le gouvernement a souligné que minimiser ou inverser cette responsabilité est incohérent avec les faits établis et a mis en garde contre toute équivalence entre l'État agressé et les forces occupantes. "Il est juridiquement inexact et politiquement dangereux de dissocier les risques actuels à Uvira des actes et stratégies mises en œuvre par les forces occupantes avant et pendant leur retrait. La RDC réaffirme son engagement envers les mécanismes internationaux des droits de l'homme, qui doivent respecter la pleine vérité factuelle, la hiérarchie des responsabilités et le principe de non-équivalence," a déclaré le communiqué.

Le gouvernement a également réitéré sa volonté de coopérer avec les mécanismes internationaux, à condition que leurs analyses et recommandations respectent des interprétations rigoureuses du droit international et ne diluent pas les responsabilités ou n'inversent pas les faits.

Depuis le retrait des rebelles, le redéploiement des troupes FARDC, de la Police Nationale Congolaise et d'autres services de sécurité a facilité la restauration progressive de l'autorité de l'État, la protection des civils et de leurs biens, ainsi que la maîtrise des risques, contribuant à la préservation de l'ordre public.

Uvira, une ville stratégique au Sud-Kivu, était auparavant tombée sous le contrôle de l'AFC/M23, renforçant l'influence des rebelles dans le Nord et le Sud-Kivu. La ville est considérée comme un bastion clé, pouvant faciliter une avancée rebelle vers la région du Grand Katanga, le cœur économique de la RDC.

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