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Économie - 7 août 2026

Kinshasa ouvre une enquête de 60 jours sur des allégations d'uranium dans les exportations de cobalt

Par Jean-Marc Okito2 min de lecture

Kinshasa, le 7 août 2026 - Le gouvernement congolais a ouvert une enquête de 60 jours sur des allégations de contamination par l'uranium dans les exportations de cobalt liées à Tenke Fungurume, l'une des plus grandes opérations de cuivre-cobalt du pays.

CMOC, l'opérateur de Tenke Fungurume, a rejeté les allégations, affirmant que son hydroxyde de cobalt est conforme aux réglementations congolaises et aux spécifications des clients. La société a déclaré qu'il n'y avait eu aucun blocage douanier ni rejet de clients liés à ses produits et que des contrôles de qualité radiométriques sont appliqués tout au long de la chaîne d'approvisionnement.

Le 5 août, un collectif représentant les intérêts miniers chinois en RDC a également rejeté les allégations, affirmant que les niveaux d'uranium dans les produits en cobalt du sud-est de la RDC sont d'origine naturelle et qu'il n'est pas économiquement viable de les extraire. Le gouvernement a noté que la co-minéralisation de l'uranium dans les dépôts de cuivre-cobalt du Roan Group est reconnue depuis longtemps, et que des traces dans le concentré de cobalt ne sont prises en compte dans le comptage nucléaire que si elles sont récupérées en tant que matière source.

Dans une déclaration du 6 août, Kinshasa a indiqué qu'elle mènerait une campagne analytique représentative avec des laboratoires nationaux et internationaux accrédités, y compris le CNPRI, le CGEA et le CEEC. Un groupe de travail interministeriel est chargé de produire un rapport dans les 60 jours sur les allégations, les risques potentiels pour la santé et l'environnement, ainsi que sur les mesures nécessaires.

Le gouvernement consulte également l'Agence internationale de l'énergie atomique pour un soutien technique, tout en réaffirmant ses obligations en vertu du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires et sa souveraineté sur les ressources naturelles. La question est significative pour les investisseurs car elle touche à la crédibilité des exportations de cobalt de la RDC, à la surveillance réglementaire et aux relations avec les principaux partenaires miniers.

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