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Illustration - Kinshasa, le 8 janvier 2026

Justice - 11 janvier 2026

Kinshasa, le 8 janvier 2026

Par Sarah Ndaya3 min de lecture

Kigali, le 11 janvier 2026 - Le ministre des Finances de la République Démocratique du Congo, Adolphe Muzito, a déclaré le 8 janvier que l'ancien président Joseph Kabila Kabange ne devrait pas être considéré comme un ennemi de l'État, malgré une peine de mort prononcée par la Haute Cour Militaire de la RDC.

Kabila, qui a dirigé le pays de 2001 à 2019, a eu une relation tendue avec l'actuel président Félix Tshisekedi. Suite à des accusations selon lesquelles il aurait collaboré avec le groupe rebelle AFC/M23 contrôlant de larges parties de l'est de la RDC, Kabila a fui en Afrique du Sud à la fin de 2023.

En septembre 2025, la Haute Cour Militaire a confirmé Kabila comme le leader de l'AFC/M23, l'a reconnu coupable de trahison, de crimes de guerre, de crimes contre l'humanité et d'appartenance à un groupe armé illégal, et l'a condamné à mort.

Lors d'une interview avec France 24, Muzito, qui est ministre des Finances sous Tshisekedi depuis août 2025, a clarifié sa position :

"Il n'est pas un ennemi de la RDC. Je ne commente pas la décision du tribunal. Nous sommes un pays en guerre, c'est un tribunal militaire qui a pris une décision. Je ne commente pas."

Lorsqu'on lui a demandé s'il croyait que Tshisekedi appliquerait la peine de mort si Kabila était arrêté, Muzito a répondu que, à sa connaissance, le président ne le ferait pas.

Les remarques de Muzito interviennent dans un contexte de tensions politiques persistantes en RDC concernant le rôle présumé de Kabila avec les forces rebelles et reflètent une approche prudente sur une question hautement sensible.

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