Illustration — 2010-03-07-Kinshasa depuis Brazzaville

Sécurité - 4 avril 2026

Katumbi rejette le changement constitutionnel et qualifie la charte de 2006 de « la

Par Amina Kabasele3 min de lectureEnglish

Kinshasa, le 27 mars 2026 - Le chef de l'opposition Moïse Katumbi s'est fermement opposé à toute tentative de révision de la Constitution de la République démocratique du Congo, appelant les citoyens à résister aux réformes proposées dans le cadre d'un débat national en cours sur le changement constitutionnel. Dans un message vidéo partagé sur ses réseaux sociaux, le chef du parti Ensemble pour la République a mis en garde contre les tentatives visant à modifier la Constitution de 2006, appelant les citoyens congolais à rester vigilants et à se mobiliser pour défendre le cadre juridique actuel. Il a cité l'article 64, qui prévoit la résistance civique en cas de menace à l'ordre constitutionnel, et a exhorté la population à rejeter tout processus de révision qu'il considère comme politiquement motivé. Katumbi a fait valoir que la Constitution n’est pas responsable des échecs de gouvernance du pays, affirmant que des problèmes tels que la mauvaise infrastructure, les bas salaires du secteur public, le chômage et la pauvreté découlent des choix politiques et des dirigeants plutôt que du cadre constitutionnel lui-même. Il a qualifié la Constitution de 2006 de « la meilleure au monde » et a averti que la modifier constituerait une trahison du peuple congolais. S'adressant directement au président Félix Tshisekedi, Katumbi a rappelé la coopération passée pour sauvegarder l'ordre constitutionnel et le premier transfert pacifique du pouvoir dans le pays, appelant au respect des aspirations des citoyens et de la stabilité nationale. Le débat sur la révision constitutionnelle s'est intensifié ces derniers mois, le parti au pouvoir affirmant que des réformes sont nécessaires pour améliorer l'efficacité de l'État, tandis que des personnalités de l'opposition et des groupes de la société civile avertissent que de tels changements pourraient remettre en cause la limitation des mandats et consolider le pouvoir politique au-delà de 2028. La controverse continue d’approfondir les divisions politiques dans le pays, les deux parties ayant des interprétations très contrastées du rôle de la Constitution dans la gouvernance et le développement.

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