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Illustration - JNIM Annonce la Deuxième Phase du Blocus de Carburant de Bamako

Sécurité - 23 novembre 2025

JNIM Annonce la Deuxième Phase du Blocus de Carburant de Bamako

Par Sarah Ndaya2 min de lecture

Bamako, le 23 novembre 2025 - Le groupe jihadiste Jama’at Nusrat al-Islam wal-Muslimin (JNIM) a annoncé la deuxième phase de son blocus de la capitale malienne à travers une série de vidéos publiées le 18 novembre. Dans les vidéos, le porte-parole Abou Houzeyfa (alias Bina Diarra) a déclaré que tous les chauffeurs de camions-citernes transportant du carburant vers Bamako seraient désormais considérés comme des combattants, mettant ainsi fin au concept d'otages civils dans la chaîne logistique.

Diarra a également menacé la NDC, le principal fournisseur de carburant du Mali, l'exhortant à cesser toutes les livraisons de carburant à la capitale. Il a appelé les habitants de Bamako à "se repentir" et à fermer les boîtes de nuit, présentant cette mesure comme une enforcement morale ainsi que logistique.

Le porte-parole a affirmé que le gouvernement malien avait échoué à protéger ses propres citoyens, en particulier les prisonniers, tout en restant ouvert au dialogue pour la libération des otages étrangers. Il a critiqué les politiques qui impliquent des civils dans des opérations militaires, les qualifiant d'abominables, et a dénoncé les autorités pour l'application incohérente des restrictions sur le carburant à travers le pays.

Selon JNIM, des responsables et des préfets locaux ont déjà interdit la vente d'essence dans plusieurs villages et fermé des stations-service, avec une circulation de motos interdite dans de nombreuses zones malgré la dépendance de la population à ce moyen de transport. Diarra a exhorté à appliquer des mesures similaires à Bamako, plaçant la capitale sur le même pied de restriction que d'autres régions touchées.

L'annonce signale une escalade dans la guerre économique, mettant en lumière la stratégie de JNIM pour faire pression sur le gouvernement de transition malien tout en affirmant son contrôle sur les fournitures essentielles.

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