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Illustration - Jama’at Nusrat al-Islam wal-Muslimin (JNIM) a publié une déclaration sévère le 20 novembre 2025

Sécurité - 22 novembre 2025

Jama’at Nusrat al-Islam wal-Muslimin (JNIM) a publié une déclaration sévère le 20 novembre 2025

Par Jean-Marc Okito2 min de lecture

Bamako, le 22 novembre 2025 - Jama’at Nusrat al-Islam wal-Muslimin (JNIM) a publié une déclaration sévère le 20 novembre 2025, condamnant ce qu'elle décrit comme des massacres et de graves violations des droits de l'homme par la junte malienne. L'annonce intervient dans un contexte d'escalade de la violence, exacerbée selon les rapports par des frappes de drones turcs, qui ont considérablement augmenté le nombre de victimes civiles dans des régions telles que Tombouctou, Macina et Aribinda.

Selon JNIM, les autorités maliennes poursuivent une stratégie de la terre brûlée, ciblant délibérément les populations civiles pour terroriser, déplacer et forcer à la reddition. Les attaques récentes auraient détruit des maisons et décimé des familles entières, les personnes âgées, les femmes et les enfants étant particulièrement touchés. La déclaration mentionne des lieux spécifiques frappés ces derniers jours, notamment Markala dans le sud, la mine d'Intahaka, et plusieurs zones à Tombouctou telles qu'Inghouzamane, Farach, Amman, Aratane, Tengata, Al-Bahaira et Maajakouy.

JNIM affirme que des dizaines de civils ont été tués, principalement des femmes et des enfants, soulignant un schéma de ciblage indiscriminé. L'organisation déclare qu'elle maintient des listes complètes de victimes, incluant noms, âges, photos et affiliations communautaires, et dit être prête à partager cette documentation avec des entités impartiales pour renforcer les efforts de responsabilité.

La déclaration présente des condoléances aux familles endeuillées, des prières pour les martyrs, et des vœux de rétablissement pour les blessés, soulignant le poids moral de la souffrance civile et présentant ces pertes comme une preuve de l'injustice du régime.

JNIM appelle les organisations de droits de l'homme, les médias locaux et internationaux, ainsi que la société civile à dénoncer ces abus et à tenir la direction militaire et politique responsable. Elle critique le silence de la communauté internationale, arguant qu'il permet indirectement la poursuite des violations contre les civils.

Le groupe lance également un appel direct à la population malienne, y compris aux étudiants, aux travailleurs et à tous les secteurs de la société, pour se mobiliser contre la junte, boycotter ses actions et participer aux efforts pour établir un "gouvernement islamique juste" fondé sur la loi islamique, promettant sécurité, justice et retour équitable de la richesse nationale. Les gouvernements étrangers fournissant un soutien militaire à la junte - en particulier la Turquie, accusée de fournir des drones - sont explicitement avertis. JNIM réitère son principe : "Nous épargnons ceux qui nous épargnent, et nous faisons la paix avec ceux qui choisissent la paix."

La déclaration se termine par un engagement à veiller à ce que le sang des victimes "ne soit pas versé en vain", signalant que ces événements alimenteront une résistance continue au Mali et à travers le Sahel, y compris au Burkina Faso et au Niger. Elle se conclut par une citation coranique : "Et ceux qui ont fait le mal verront bientôt quelle sera leur récompense," soulignant la détermination à long terme du groupe.

Pendant ce temps, l'impact humanitaire continue de croître. En Côte d'Ivoire, près de 80 000 réfugiés burkinabés et maliens ont désormais été officiellement reconnus, reflétant le déplacement généralisé causé par l'escalade du conflit.

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