Illustration — Khartoum

Sécurité - 21 juin 2026

La communauté internationale met en garde contre un risque d’atrocités massives alors

Par Amina Kabasele3 min de lectureEnglish

El Obeid, le 22 juin 2026 - Les organisations internationales ont averti que la capitale soudanaise du Nord-Kordofan, El Obeid, est confrontée à un risque croissant d'atrocités de masse alors que les Forces de soutien rapide (RSF) continuent de renforcer leurs forces autour de la ville, faisant craindre une attaque terrestre à grande échelle.

Le Conseil de sécurité des Nations Unies a exprimé sa profonde préoccupation face aux informations faisant état d'un renforcement militaire et a appelé les RSF à mettre fin à leur offensive contre la ville. Les membres du Conseil ont également exprimé leur inquiétude face à l'escalade de la violence à travers le Soudan et ont averti que l'intensification des combats dans la région du Kordofan pourrait encore aggraver une crise humanitaire déjà grave.

Le Conseil a exhorté toutes les parties à cesser immédiatement les hostilités, à protéger les civils, à respecter le droit international humanitaire et à respecter les engagements pris dans le cadre de la Déclaration de Djeddah. Il a également appelé à des enquêtes sur les violations présumées commises pendant le conflit et a souligné la nécessité de rendre des comptes.

Le Conseil de sécurité s'est dit préoccupé par l'utilisation croissante de drones dans le conflit, notamment par les frappes de drones de RSF ciblant El Obeid, et a exhorté toutes les parties à faciliter un accès humanitaire sûr et à permettre aux civils de quitter les zones de conflit sans obstruction.

Il a également appelé les gouvernements étrangers à s'abstenir de toute action susceptible d'alimenter le conflit et a réaffirmé son soutien à la souveraineté, à l'intégrité territoriale et à l'unité du Soudan, tout en rejetant la création d'autorités gouvernementales parallèles.

L’Union européenne a émis un autre avertissement, insistant sur le fait qu’El Obeid ne doit pas subir le même sort qu’El Fasher, où une offensive majeure des RSF au début de cette année a déclenché le déplacement de centaines de milliers de civils. Le bloc a appelé à l'arrêt immédiat des attaques contre la ville, à la fin des violences contre les civils et les communautés ethniques et à un accès humanitaire sans restriction.

Parallèlement, une coalition de 29 pays a exprimé sa profonde préoccupation face à la détérioration de la situation, avertissant qu'environ 500 000 civils, dont plus de 100 000 personnes déplacées à l'intérieur du pays, pourraient être confrontés au risque d'atrocités massives en cas d'escalade des combats.

La déclaration commune indique qu'au moins 50 civils auraient été tués au cours de dix jours consécutifs de frappes de drones à El Obeid et dans d'autres régions du Nord-Kordofan. Il a également souligné les informations faisant état de violences ciblées à caractère ethnique, de violences sexuelles liées au conflit et d'importants dégâts causés aux infrastructures civiles.

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