
Sécurité - 4 avril 2026
Les divisions internes et les rivalités affaiblissent la cohésion au sein de la direction du M23, prévient un rapport
Kinshasa, le 4 avril 2026 - Une nouvelle analyse met en lumière de profondes fractures internes au sein du mouvement M23, avertissant que les rivalités personnelles, les désaccords stratégiques et les tensions politico-militaires affaiblissent sa cohésion globale à un moment critique de son évolution.
L’évaluation indique que le mouvement est divisé selon trois lignes de fracture principales : les tensions entre ses dirigeants et ses soutiens extérieurs, les rivalités entre les hauts commandants militaires et les frictions croissantes entre sa branche armée et sa structure politique, l’Alliance du fleuve Congo (AFC).
Au niveau militaire, la méfiance de longue date entre le chef d’état-major du M23, le général Sultani Makenga, et ses partisans extérieurs est décrite comme une source structurelle d’instabilité. Même si Makenga a historiquement entretenu des liens étroits avec les acteurs régionaux, les relations ont été tendues à plusieurs reprises par les conflits passés, les alliances changeantes et les inquiétudes concernant la discipline et la fiabilité au sein de la chaîne de commandement.
Le rapport souligne également une concurrence croissante entre les hauts commandants, en particulier entre Makenga et le général Baudouin Ngaruye, dont la rivalité remonte aux phases antérieures de rébellion dans l'est du Congo. Bien que les deux dirigeants se soient temporairement réconciliés après avoir rejoint le mouvement ces dernières années, des tensions seraient réapparues concernant l’autorité opérationnelle et le contrôle des ressources stratégiques, notamment les flux de recettes douanières dans les zones sous leur influence.
Au-delà des conflits de leadership militaire, l’étude souligne les frictions croissantes entre la branche armée du M23 et sa direction politique sous l’AFC, dirigée par Corneille Nangaa. La structure politique a été créée pour élargir la base du mouvement au-delà de sa base de soutien traditionnelle, mais elle est de plus en plus marquée par des visions concurrentes sur la stratégie et les objectifs finaux.
Alors que les dirigeants militaires se concentrent largement sur la consolidation du contrôle territorial dans l’est de la République démocratique du Congo, les dirigeants politiques sont décrits comme poursuivant un programme national plus large, créant des divergences dans les priorités et la structure de commandement.
Le rapport prévient que ces divisions internes pourraient considérablement compliquer tout futur processus de paix, rappelant que des fractures similaires ont contribué à l’effondrement du mouvement au cours des années précédentes et demeurent une vulnérabilité majeure dans la dynamique de conflit en cours dans la région.
À lire aussi

Sécurité - 31 août 2026
RDC et Congo-Brazzaville s'efforcent de désamorcer le conflit frontalier sur le fleuve Congo
Kinshasa, le 31 août 2026 - La RDC et le Congo-Brazzaville ont agi pour contenir les tensions après un affrontement mortel du 28 août entre les troupes des FARDC et les forces du Congo-Brazzaville sur le fleuve Congo…
Par Amina Kabasele - 3 min de lecture

Sécurité - 31 août 2026
Des villages de Walikale vidés alors que les combats se propagent dans l'est de la RDC
Goma, le 31 août 2026 - Plusieurs villages du groupement Waloa Loanda de Walikale ont été vidés alors que les combats entre l'armée et les forces AFC/M23 se sont étendus des zones voisines de Masisi et Kalehe…
Par Amina Kabasele - 3 min de lecture

Sécurité - 31 août 2026
Le gouvernement affirme que l'armée bloque l'expansion de l'AFC/M23 au Kivu
Kinshasa, le 31 août 2026 - Le gouvernement a déclaré que les FARDC faisaient systématiquement échouer les tentatives de l'AFC/M23 d'occuper de nouveaux territoires dans les Kivus, alors que les combats se poursuivaient…
Par Amina Kabasele - 3 min de lecture
