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Illustration - Le CICR prêt à soutenir le transfert de plus de 5 000 soldats des FARDC libérés vers Kinshasa

Sécurité - 22 mars 2026

Le CICR prêt à soutenir le transfert de plus de 5 000 soldats des FARDC libérés vers Kinshasa

Par Amina Kabasele3 min de lecture

Est de la RDC, le 9 mars 2026 - Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a annoncé sa volonté de faciliter le transfert de plus de 5 000 soldats congolais libérés par la rébellion AFC/M23 dans l'est de la République démocratique du Congo.

Les militaires, membres des FARDC (Forces armées de la RDC), ont été remis le 2 mars au camp militaire de Rumangabo, dans le territoire de Rutshuru, selon un communiqué publié par l'AFC/M23. Le groupe a indiqué que les troupes, capturées sur différentes lignes de front, seraient transférées à Kinshasa sous la supervision du CICR.

"L'AFC/M23 informe l'opinion publique qu'elle a remis plus de 5 000 membres des FARDC au CICR. Ils seront rapatriés à Kinshasa sous sa supervision", indique le communiqué.

En réponse à cette annonce, François Moreillon, chef de la délégation du CICR à Kinshasa, a confirmé la position de l'organisation. « En tant qu'intermédiaire neutre, le CICR est prêt à apporter son aide à une telle opération, avec l'accord de toutes les parties », a-t-il déclaré.

Ce transfert de prisonniers à grande échelle fait partie des mesures de confiance convenues dans le cadre du processus de médiation de Doha, visant à apaiser les tensions entre Kinshasa et la rébellion. L'AFC/M23 affirme que cette publication reflète son engagement envers le droit international humanitaire et ses efforts visant à désamorcer le conflit.

Le CICR a déjà joué un rôle similaire. En mai 2025, elle a facilité le transfert de plus de 1 300 militaires désarmés de Goma vers Kinshasa.

Cependant, malgré cette évolution, les tensions restent vives. L’AFC/M23, souvent décrit comme des rebelles soutenus par le Rwanda, accuse le gouvernement de Kinshasa de refuser de libérer les combattants détenus, y compris les individus qui auraient été arrêtés « simplement en raison de leur apparence ».

Le groupe allègue en outre des violations persistantes du cessez-le-feu, affirmant que les forces gouvernementales poursuivent leurs opérations militaires ciblant les populations et les biens civils, accusations qui risquent de saper les efforts de paix fragiles dans l'est de la RDC.

Même si le transfert prévu pourrait marquer une étape importante vers la désescalade, son succès dépendra de la coopération entre toutes les parties et d’un engagement durable en faveur du processus de paix plus large.

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