
Justice - 22 mars 2026
Le CICR rencontre le ministre de la Défense alors que le processus d'échange de prisonniers avance
Kinshasa, le 13 mars 2026 - Les efforts visant à faire avancer le processus d'échange de prisonniers entre le gouvernement de la République démocratique du Congo et la rébellion AFC/M23 ont fait l'objet d'une attention renouvelée à la suite d'une rencontre à Kinshasa entre le vice-premier ministre de la Défense et François Moreillon, chef de la délégation du Comité international de la Croix-Rouge (CICR).
Les discussions ont porté sur la libération et le transfert des prisonniers de guerre dans l'est de la RDC dans le cadre du processus de médiation de Doha, où le CICR joue le rôle d'intermédiaire neutre. Le ministre congolais de la Défense a salué l’engagement humanitaire de l’organisation et a exprimé son soutien à son rôle dans la protection de la vie et de la dignité des victimes du conflit armé.
François Moreillon a précisé que le CICR est actif dans le pays depuis plus de 40 ans, travaillant en étroite collaboration avec les institutions nationales, notamment le ministère de la Défense, et facilitant les opérations liées aux détenus et au droit international humanitaire. Il a réitéré que l'organisation est prête à apporter son aide à toute opération de transfert, à condition qu'il y ait un accord entre toutes les parties.
Cette réunion intervient quelques jours après que l'AFC/M23 a annoncé la libération de plus de 5 000 soldats des FARDC, capturés sur différentes lignes de front et remis au CICR à Rumangabo, situé dans le territoire de Rutshuru. Selon le groupe, ces militaires devraient être rapatriés à Kinshasa sous la supervision du CICR.
Le CICR a confirmé sa volonté de faciliter ce transfert, rappelant son précédent rôle en mai 2025, lorsque plus de 1 300 soldats désarmés ont été transférés avec succès de Goma à Kinshasa.
L'échange de prisonniers fait partie de mesures de confiance plus larges convenues dans le cadre du processus de Doha, visant à apaiser les tensions et à promouvoir le dialogue. Cependant, le processus reste fragile. L'AFC/M23 accuse Kinshasa de refuser de libérer les combattants détenus, y compris des individus qui auraient été arrêtés arbitrairement, et de continuer à violer le cessez-le-feu.
Malgré ces défis, la participation du CICR représente une étape importante vers la désescalade, même si le succès du processus dépendra de la confiance mutuelle et de la mise en œuvre efficace des engagements des deux parties dans un contexte de conflit en cours.
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