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Illustration - L'accès humanitaire est sévèrement restreint alors que 78 500 personnes déplacées sont confrontées à des crises multisectorielles

Sécurité - 23 février 2026

L'accès humanitaire est sévèrement restreint alors que 78 500 personnes déplacées sont confrontées à des crises multisectorielles

Par Sarah Ndaya3 min de lecture

Kinshasa, le 19 février 2026 - RDC - Le Bureau de coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA) rapporte que l'accès humanitaire reste sévèrement limité à Bule et aux villages environnants du territoire de Djugu, où des affrontements armés répétés continuent de perturber la vie des civils.

Plus de 78 500 personnes déplacées, ainsi que les communautés d'accueil, sont confrontées à des besoins urgents dans de multiples secteurs, notamment la nourriture, l'éducation, l'eau, l'assainissement, l'hygiène et les abris, selon une évaluation multisectorielle rapide menée par le Conseil norvégien pour les réfugiés (NRC) en janvier 2026.

Le rapport souligne que l'utilisation des bâtiments scolaires comme abris d'urgence a laissé plus de 60 écoles non fonctionnelles depuis décembre 2025, privant plus de 24 000 enfants d'éducation.

De nombreuses personnes déplacées ont cherché refuge dans les territoires voisins de Mahagi et d'Irumu, notamment dans le site de déplacement de Plaine Savo, ce qui exerce une pression importante sur des services sociaux déjà limités. Depuis décembre 2025, environ 37 000 personnes déplacées de Djugu sont arrivées dans les zones de santé de Logo, Rimba et Kambala à Mahagi, hébergées principalement par des familles locales.

Les problèmes de protection augmentent, avec des informations faisant état d'arrestations arbitraires, d'amendes illégales, de vols et d'enlèvements. Le 21 janvier, au moins dix enfants ont été enlevés dans la zone de santé de Rabu par des membres d'un groupe armé.

La crise humanitaire en Ituri est exacerbée par l'insécurité persistante, les déplacements massifs de population, les épidémies telles que la rougeole et la Mpox, et l'impact des catastrophes naturelles. Des groupes armés, dont les Forces démocratiques alliées (ADF) et la Convention pour la révolution populaire (CRP) dirigée par Thomas Lubanga, continuent d’opérer dans la région. Les ADF, actifs depuis près de trois décennies et alliés de l’État islamique, ont forcé des milliers de personnes à fuir malgré les opérations militaires conjointes congolaises et ougandaises.

OCHA prévient que la combinaison de la violence armée, des tensions intercommunautaires et des déplacements a créé une crise humanitaire prolongée en Ituri, nécessitant un soutien international et local urgent pour répondre aux besoins fondamentaux des populations touchées.

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