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Illustration - Human Rights Watch (HRW) a documenté une frappe aérienne mortelle sur une famille touareg dans le village de

Sécurité - 16 novembre 2025

Human Rights Watch (HRW) a documenté une frappe aérienne mortelle sur une famille touareg dans le village de

Par Sarah Ndaya2 min de lecture

Bamako, le 16 novembre 2025 - Human Rights Watch (HRW) a documenté une frappe aérienne mortelle sur une famille touareg dans le village de Tangatta, région de Tombouctou, dans la nuit du 13 novembre. L'attaque a tué sept civils, dont cinq enfants, ne laissant que quelques survivants. Un enseignant local, l'un des rares témoins, a décrit une explosion soudaine après avoir aperçu un drone au-dessus, qui a laissé les corps des victimes carbonisés et a forcé les villageois restants à fuir.

HRW a confirmé qu'aucun combattant n'était présent dans le village au moment de la frappe, bien que la zone soit régulièrement surveillée par des drones militaires maliens en raison de la présence de groupes armés, y compris le Front de Libération Nationale (FLN) et Jama’at Nusrat al-Islam wal-Muslimin (JNIM). L'organisation a noté que la situation sécuritaire dans le nord du Mali s'est considérablement détériorée depuis l'effondrement de l'accord de paix de 2015 entre Bamako et les groupes touaregs en 2023.

La frappe à Tangatta s'inscrit dans un schéma plus large de pertes civiles. Le 14 novembre, une frappe de drone dans le village voisin d'Albouhera aurait tué deux femmes et deux enfants. HRW a souligné que l'armée malienne a mené plusieurs opérations aériennes ayant entraîné des décès civils dans tout le nord du Mali.

L'organisation avertit que ces attaques pourraient constituer des crimes de guerre, car le droit international humanitaire interdit les frappes visant des civils ou ne prenant pas de précautions pour les protéger. HRW appelle les autorités maliennes à :

Cesser les opérations de drones illégales contre des zones civiles.

Ce rapport souligne le coût humanitaire des opérations militaires croissantes au Mali et met en évidence le besoin urgent de respecter le droit international pour protéger les civils.

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