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Illustration - HRW rapporte un recrutement forcé et des menaces civiles de la part de Twirwaneho dans les hauts plateaux

Sécurité - 20 avril 2026

HRW rapporte un recrutement forcé et des menaces civiles de la part de Twirwaneho dans les hauts plateaux

Par Amina Kabasele3 min de lecture

Bukavu, le 15 avril 2026 - Human Rights Watch a tiré la sonnette d'alarme sur les violations présumées des droits humains commises par le groupe armé Twirwaneho dans les hauts plateaux du Sud-Kivu, citant des menaces, le recrutement forcé et les restrictions imposées aux déplacements des civils dans des territoires tels que Minembwe, Fizi et Mwenga.

Dans un nouveau rapport, l'organisation affirme que les civils ont été soumis à des pressions, notamment en exigeant que chaque famille fournisse un combattant ou verse une compensation financière. Ceux qui refusent seraient exposés à des représailles, notamment à des intimidations et à des sanctions.

Le rapport allègue en outre que Twirwaneho, parfois en coordination avec des éléments de l'AFC/M23, a recruté de force des civils et restreint les mouvements de population dans les zones sous son influence, empêchant les résidents de quitter Minembwe malgré l'insécurité persistante.

Selon les conclusions, la ville de Minembwe, qui aurait été prise par les forces de l'AFC/M23 lors de combats antérieurs, reste encerclée par les forces gouvernementales et les groupes alliés. La poursuite des affrontements dans la région environnante a perturbé l’accès humanitaire, compliquant l’acheminement de l’aide et aggravant l’insécurité alimentaire.

Human Rights Watch souligne également la détérioration des conditions de vie, notamment de graves pénuries de médicaments et de biens essentiels. Dans certaines régions, le coût des produits de base tels que le sucre et le sel aurait augmenté plusieurs fois au-dessus des niveaux normaux en raison des contraintes d'approvisionnement.

Le rapport note que l'impact humanitaire s'étend au-delà des zones tenues par les rebelles, affectant également les zones sous contrôle gouvernemental, où des pénuries de fournitures médicales sont également signalées.

Twirwaneho, un groupe d'autodéfense formé initialement entre 2019 et 2020, prétend protéger les communautés Banyamulenge de la région. Cependant, il est depuis devenu un acteur armé important au Sud-Kivu, avec des allégations de collaboration et d'affrontements avec d'autres groupes armés, notamment l'AFC/M23. Le groupe était auparavant dirigé militairement par Michel Rukunda, dit Makanika, tué dans une frappe de drone en février 2025.

Par ailleurs, les autorités ont récemment libéré plusieurs combattants Twirwaneho qui s'étaient rendus lors d'affrontements antérieurs à Uvira, dans le cadre des mesures judiciaires et de réconciliation en cours liées aux défections des groupes armés.

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