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Illustration - Les habitants de Goma protestent contre les frappes de drones et appellent l’AFC/M23 à « libérer » la RD Congo

Sécurité - 22 mars 2026

Les habitants de Goma protestent contre les frappes de drones et appellent l’AFC/M23 à « libérer » la RD Congo

Par Jean-Marc Okito3 min de lecture

Goma, le 12 mars 2026 - Les habitants de Goma sont descendus dans la rue jeudi pour protester contre une récente frappe de drone attribuée à l'armée de la République démocratique du Congo, condamnant l'attaque et appelant la coalition AFC/M23 à étendre son contrôle à travers le pays.

Cette manifestation faisait suite à une frappe de drone menée le 11 mars dans le quartier Himbi, où au moins trois civils ont été tués, dont Karine Buisset, une ressortissante française travaillant pour l'UNICEF. Les résidents locaux ont rapporté que des drones avaient ciblé des zones résidentielles, suscitant l'indignation de la population.

Répondant à un appel de groupes de la société civile, les manifestants se sont rassemblés en grand nombre, interrompant leurs activités quotidiennes pour dénoncer ce qu'ils ont décrit comme des attaques aveugles contre les zones civiles du Nord et du Sud-Kivu. Les manifestants ont également exprimé leurs condoléances aux familles des personnes tuées.

La coalition AFC/M23 a condamné cette frappe, accusant le gouvernement congolais de violer l'accord de cessez-le-feu conclu à Doha, au Qatar, et a critiqué la communauté internationale pour ce qu'elle a qualifié de silence face à l'escalade de la violence.

Certains manifestants ont accusé le président Félix Tshisekedi de mener des actions militaires au détriment des vies civiles, alléguant que les opérations en cours reflètent une détermination à maintenir le pouvoir malgré le coût humain.

Selon le porte-parole de l'AFC/M23, Lawrence Kanyuka, les manifestants ont appelé le groupe à « éloigner Félix Tshisekedi de l'ensemble du pays », arguant que les zones sous contrôle gouvernemental sont devenues des foyers d'insécurité et de violence.

Goma est sous le contrôle de l'AFC/M23 depuis janvier 2025. Cette dernière frappe marque la première attaque de drone signalée dans la ville depuis plus d'un an, exacerbant les tensions dans une région déjà touchée par un conflit prolongé.

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