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Illustration - L'ancien vice-président burundais remet en question la présence des troupes rwandaises dans l'est de la RDC

Sécurité - 19 avril 2026

L'ancien vice-président burundais remet en question la présence des troupes rwandaises dans l'est de la RDC

Par Amina Kabasele3 min de lecture

Bujumbura, le 6 avril 2026 - L'ancien vice-président burundais Gaston Sindimwo a déclaré que, selon sa propre évaluation, il n'existe aucune preuve claire de la présence de troupes des Forces de défense rwandaises (RDF) dans l'est de la République démocratique du Congo.

S'exprimant lors d'une interview diffusée sur la chaîne YouTube d'African TV, Sindimwo a déclaré qu'il n'avait personnellement vu aucune preuve étayant les affirmations selon lesquelles les forces rwandaises opèrent à l'intérieur du territoire congolais. « À ce jour, je n'ai pas vu que les FDR soient au Congo », a-t-il déclaré lorsqu'on lui a demandé si de telles forces pourraient se retirer de la région.

Il a souligné que sa position reposait sur une observation et une analyse personnelles plutôt que sur une enquête formelle. "Je ne suis pas juge, je n'ai mené aucune enquête, je dis seulement ce que j'ai analysé, ce que j'ai vu", a-t-il ajouté.

Sindimwo a également mis en doute les informations faisant état de la présence de troupes rwandaises, arguant que leur publication par des organismes affiliés aux Nations Unies ne garantit pas automatiquement leur exactitude. Il a suggéré que de tels rapports peuvent parfois générer des inquiétudes inutiles.

Le gouvernement rwandais a toujours nié avoir déployé des troupes en RDC, affirmant que ses actions se limitaient à renforcer la sécurité des frontières pour empêcher les attaques des groupes armés menaçant son territoire.

Selon Sindimwo, ces mesures sont plus probablement de nature défensive, visant à neutraliser les menaces potentielles le long de la frontière plutôt qu'à indiquer une présence militaire en RDC.

Il a toutefois ajouté que si les troupes rwandaises opéraient effectivement sur le territoire congolais, des preuves telles que des soldats capturés devraient étayer ces affirmations.

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