
Sécurité - 8 février 2026
Cinq établissements de santé fermés à Mwenye après des attaques de l'ADF
Kinshasa, le 8 février 2026 - Cinq centres de santé et plusieurs postes de santé ont fermé dans la région de Mwenye suite à une insécurité renouvelée marquée par le meurtre de civils attribué à des rebelles présumés des Forces démocratiques alliées (ADF).
Les établissements à Mausa, Pombi, Mandelya, Musenge et le centre de santé de référence de Masoy ont cessé leurs activités. Le centre de Masoy, situé dans la ville principale de Mwenye, aurait été fermé depuis environ une semaine.
Cette situation a aggravé la crise humanitaire dans une zone déjà fortement touchée par la violence persistante.
Les leaders de la société civile ont condamné le silence des autorités, affirmant que l'insécurité a paralysé les activités socio-économiques dans le groupe de Mwenye dans le chef-lieu de Baswagha, approfondissant un sentiment d'abandon parmi les habitants.
« Étant donné la situation que nous vivons, les infirmiers ont été d'une grande aide pour la population. Même les membres des groupes armés et leurs familles recevaient des soins gratuitement. Mais la pression sur le centre de santé de Biambwe a contraint nos infirmiers à fermer l'établissement », a déclaré Kambale Muthano Jérémie Mutumwa, président de la Nouvelle société civile congolaise. « Cela complique la vie de l'ensemble de la population, car tous les établissements à Mandelya, Pombi, Mausa, Masoya et Musenge sont désormais fermés. Nous ne sommes pas contre les travailleurs de la santé. Nous demandons simplement au gouvernement d'assurer la sécurité de la population, y compris des établissements de santé, afin que les professionnels puissent travailler dans des conditions décentes. »
Face à cette situation, les travailleurs de la santé appellent d'urgence les autorités militaires à intervenir et à mettre pleinement en œuvre l'Opération Shujaa, une opération conjointe entre les FARDC (Forces armées de la République démocratique du Congo) et les UPDF (Forces de défense du peuple ougandais).
Depuis 2024, la région de Mwenye est restée dans un état d'instabilité chronique, marqué par des massacres de civils, des déplacements massifs, la fermeture d'écoles, et maintenant la fermeture d'établissements de santé.
La dernière violence a eu lieu dans la nuit du mardi 21 janvier, lorsque des combattants présumés de l'ADF ont tué cinq civils et incendié une dizaine de maisons dans le village de Mavwe-Mavwe, dans le district de Mandelya. Quatre femmes figuraient parmi les victimes.
À lire aussi

Sécurité - 31 août 2026
RDC et Congo-Brazzaville s'efforcent de désamorcer le conflit frontalier sur le fleuve Congo
Kinshasa, le 31 août 2026 - La RDC et le Congo-Brazzaville ont agi pour contenir les tensions après un affrontement mortel du 28 août entre les troupes des FARDC et les forces du Congo-Brazzaville sur le fleuve Congo…
Par Amina Kabasele - 3 min de lecture

Sécurité - 31 août 2026
Des villages de Walikale vidés alors que les combats se propagent dans l'est de la RDC
Goma, le 31 août 2026 - Plusieurs villages du groupement Waloa Loanda de Walikale ont été vidés alors que les combats entre l'armée et les forces AFC/M23 se sont étendus des zones voisines de Masisi et Kalehe…
Par Amina Kabasele - 3 min de lecture

Sécurité - 31 août 2026
Le gouvernement affirme que l'armée bloque l'expansion de l'AFC/M23 au Kivu
Kinshasa, le 31 août 2026 - Le gouvernement a déclaré que les FARDC faisaient systématiquement échouer les tentatives de l'AFC/M23 d'occuper de nouveaux territoires dans les Kivus, alors que les combats se poursuivaient…
Par Amina Kabasele - 3 min de lecture
