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Politique - 20 avril 2026

Le premier groupe de migrants expulsés par les États-Unis arrive à Kinshasa dans le

Par Sarah Ndaya3 min de lectureEnglish

Kinshasa, le 17 avril 2026 - Le gouvernement de la République démocratique du Congo a confirmé l'arrivée du premier groupe de migrants expulsés des États-Unis, suite à un arrangement temporaire convenu entre Kinshasa et Washington. Selon un communiqué du ministère de la Communication et des Médias, 15 personnes ont été reçues dans la capitale, vendredi 17 avril, selon un calendrier coordonné par les autorités compétentes. Le gouvernement a précisé que les arrivées sont admises avec des permis de court séjour, conformément à la loi nationale sur l’immigration et aux engagements internationaux du pays. Les responsables ont souligné que cet arrangement ne constitue pas un programme permanent de réinstallation ou d'installation. Les autorités ont en outre indiqué que l'accueil, l'hébergement et le soutien logistique des personnes étaient financés par les États-Unis, dans des conditions conformes aux protocoles de sécurité et aux procédures administratives régissant la circulation des personnes. Kinshasa a décrit l'accord comme étant strictement temporaire, limité dans le temps et géré dans des conditions contrôlées, tout en réaffirmant son engagement envers les principes humanitaires, la souveraineté nationale et l'intérêt public. L'accord fait partie d'accords diplomatiques plus larges entre la RDC et les États-Unis, qui ont récemment élargi leur coopération dans des domaines tels que la gestion des migrations et les partenariats stratégiques. Cependant, cette évolution a suscité de vives réactions de la part des groupes d’opposition, des acteurs de la société civile et des organisations de défense des droits humains. Les critiques affirment que l’accord soulève des problèmes de sécurité et humanitaires et ont appelé à une plus grande transparence quant à sa mise en œuvre. Certaines voix de l’opposition ont lié leurs inquiétudes aux précédents historiques dans la région des Grands Lacs, mettant en garde contre des risques potentiels pour la sécurité dans les zones frontalières sensibles, en particulier dans l’est du Congo, où les crises de déplacement ont déjà eu des conséquences transfrontalières. Le gouvernement, pour sa part, maintient que cet accord est étroitement réglementé et sera mis en œuvre dans le plein respect de la législation nationale et des obligations internationales.

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