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Illustration - Les combats s'intensifient, des milliers de personnes déplacées sans assistance humanitaire à Fizi

Sécurité - 8 février 2026

Les combats s'intensifient, des milliers de personnes déplacées sans assistance humanitaire à Fizi

Par Amina Kabasele3 min de lecture

Sud-Kivu, le 4 février 2026 - Des milliers de personnes déplacées à Fizi, dans le Sud-Kivu, vivent dans des conditions inhumaines, manquant d'eau, de nourriture et de soins de santé, alors que les combats en cours entre l'armée congolaise (FARDC) et ses alliés contre les rebelles de l'AFC/M23 aggravent la crise humanitaire. Les autorités rapportent qu'au moins un million d'habitants ont fui leurs foyers par divers itinéraires à travers le territoire.

Sur ordre des groupes armés, aucun camp de déplacés n'a été établi, forçant les gens à rester chez des familles d'accueil et à lutter quotidiennement pour survivre.

Dans le village d'Ekengya, situé à des dizaines de kilomètres de la ville de Fizi, près de deux mille personnes déplacées font face à de graves difficultés. Angela Mauwa Ndone, mère de huit enfants ayant fui Point Zéro, a décrit son calvaire :

"Je souffre énormément. Depuis mon arrivée ici, mes enfants ont cessé d'aller à l'école. Vous pourriez me trouver en train de piler cette petite quantité de maïs ; c'est la ration d'aujourd'hui, et je ne sais pas où trouver le reste pour demain. Je fais appel au gouvernement congolais et à ses partenaires pour obtenir de l'aide."

Malyani Makambe, chef d'Ekengya, a souligné que les personnes déplacées sont exposées aux maladies et incapables de payer les frais de santé.

"Nous avons 1 883 personnes déplacées de Point Zéro, Rugezi, Kavanja, Kitumba et d'autres zones. Ils ont fui, laissant tout derrière eux. Ici, ils n'ont pas accès à l'eau potable ni aux soins de santé, et ne peuvent pas payer les 50 000 à 100 000 francs congolais nécessaires pour un traitement."

Les habitants restent à risque face aux tirs d'armes à feu en cours. L'observateur local Maurice Musema a expliqué qu'à chaque bataille à Point Zéro ou dans les montagnes de Mitumba, la peur s'empare de la population, qui redoute une nouvelle escalade.

Les communautés déplacées appellent à une intervention gouvernementale et à des stratégies globales pour mettre fin au conflit, qui est perçu comme le seul moyen d'arrêter le déplacement incontrôlé.

Les enfants sont déscolarisés, certains sont malnutris, et les adultes restent incertains quant à l'avenir, soulignant l'ampleur de la crise humanitaire à Fizi.

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) travaille pour répondre aux besoins immédiats, bien que la complexité de la crise continue de croître chaque jour en raison des combats en cours.

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