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Illustration - Les FARDC lancent une opération contre les FDLR et appellent à la reddition et au rapatriement au Rwanda

Sécurité - 4 avril 2026

Les FARDC lancent une opération contre les FDLR et appellent à la reddition et au rapatriement au Rwanda

Par Amina Kabasele3 min de lecture

Kisangani, le 4 avril 2026 - KISANGANI, Tshopo 29 mars 2026 - Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont officiellement lancé une nouvelle opération visant des éléments des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), groupe armé rwandais opérant dans l'est du Congo.

L'annonce a été faite dimanche 29 mars au camp Général Bauma à Kisangani par le général Jacques Ychaligonza, qui a supervisé un défilé militaire marquant le début de la campagne.

L'opération vise à identifier, désarmer et rapatrier les combattants FDLR encore présents sur le territoire congolais. S'adressant aux troupes, le général Ychaligonza a exhorté les membres du groupe à se rendre, déclarant qu'ils devraient déposer les armes « de gré ou de force » et retourner dans leur pays d'origine, le Rwanda.

Il a souligné que l'opération avait pour priorité d'éviter l'effusion de sang, appelant à la reddition volontaire et décrivant Kisangani comme un point d'accueil désigné pour ceux qui rendent les armes. Selon les autorités militaires, un site aménagé dans la ville accueillera les combattants qui se sont rendus avant leur rapatriement.

Ce lancement fait suite à ce que l'armée a décrit comme une phase de sensibilisation achevée visant à encourager les défections dans les rangs des FDLR. Les responsables militaires ont déclaré que trois bataillons avaient déjà été affectés à l'opération et devraient être déployés dans les prochains jours.

Le général Ychaligonza a déclaré que la campagne était menée dans le cadre de l'Accord de Washington (cadre de paix RDC-Rwanda), et a souligné que les acteurs internationaux devraient surveiller sa mise en œuvre.

Il a également assuré que les combattants rendus seraient traités dans des conditions supervisées avant leur éventuel rapatriement.

Au-delà du lancement de l'opération, le commandant supérieur des FARDC a tenu une série de réunions avec les dirigeants militaires de la 3e zone de défense et les officiers de la garnison de Kisangani, en se concentrant sur les efforts plus larges de coordination de la sécurité et de stabilisation dans la région.

Cette annonce intervient dans un contexte de défis sécuritaires persistants dans l’est de la RDC, où plusieurs groupes armés restent actifs malgré les initiatives militaires et diplomatiques parallèles visant à restaurer la stabilité.

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