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Illustration - La FARDC dénonce les stratagèmes présumés de l'armée rwandaise et de l'AFC/M23 après le retrait

Sécurité - 8 février 2026

La FARDC dénonce les stratagèmes présumés de l'armée rwandaise et de l'AFC/M23 après le retrait

Par Sarah Ndaya3 min de lecture

Kinshasa, le 24 janvier 2026 - Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont accusé l'armée rwandaise et ses alliés de la coalition AFC/M23 d'employer des "stratagèmes" visant à perpétuer l'insécurité et le chaos dans l'est de la RDC, suite à leur récent retrait de Uvira, dans la province du Sud-Kivu.

Dans un communiqué publié le vendredi 23 janvier, la FARDC a déclaré que ces manœuvres avaient été observées immédiatement après le retrait des groupes armés de la ville. Selon l'armée, la veille de leur départ, les forces rwandaises et les rebelles de l'AFC/M23 auraient systématiquement pillé Uvira, laissant la ville "à la merci de gangs de pilleurs bien organisés."

La FARDC a rapporté que la destruction et le vol ciblaient des infrastructures étatiques et privées clés, y compris des équipements de réhabilitation routière et des véhicules appartenant à l'État.

Le communiqué affirme en outre que ces opérations avaient été planifiées lors d'une réunion le 17 janvier 2026 à Uvira, impliquant des représentants de l'armée rwandaise, de l'AFC/M23 et de leurs alliés Twiraného et Red Tabara.

L'armée congolaise a également rejeté les allégations d'abus commis par ses forces contre certaines communautés, les qualifiant de "mensonge flagrant fabriqué au sein de l'armée rwandaise." La FARDC a déclaré avoir déployé des mesures de sécurité et de protection pour toutes les communautés, y compris les Banyamulenge, qu'elle a affirmé avoir "refusé d'être manipulés" par des groupes armés.

Cette position fait écho aux remarques du maire d'Uvira, qui a reconnu la complexité de la situation sécuritaire dans la ville. Le maire a déclaré qu'il "y avait des imposteurs se faisant passer pour des FARDC et des imposteurs se faisant passer pour des Wazalendo qui harcelaient la population," ajoutant que ces individus, après être revenus de la ville, "ont appris leur leçon et vont certainement changer."

Le maire a également souligné que "tous les incidents survenus ne peuvent pas être attribués aux forces régulières, qui agissent conformément aux droits de l'homme et à la protection des civils."

Dans son communiqué, la FARDC a réaffirmé qu'elle "ne tolérerait aucun acte de génocide planifié ou exécuté sur le sol congolais" et a réitéré sa "ferme détermination à défendre l'intégrité du territoire national et à protéger toutes les communautés et leurs biens, même au prix du sacrifice ultime."

Suite au retrait des rebelles, les autorités locales sont retournées à Uvira et ont promis de se préparer au retour des réfugiés congolais qui avaient fui au Burundi pendant les combats.

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