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Illustration - Les chefs d'État de la CAE se réuniront dans le contexte de la crise sécuritaire actuelle dans l'est de la RDC

Sécurité - 8 mars 2026

Les chefs d'État de la CAE se réuniront dans le contexte de la crise sécuritaire actuelle dans l'est de la RDC

Par Jean-Marc Okito3 min de lecture

ARUSHA, le 2 mars 2026 - La Communauté d'Afrique de l'Est (EAC) s'apprête à tenir son 25ème Sommet ordinaire des chefs d'État et de gouvernement le samedi 7 mars 2026, à Arusha, en Tanzanie, sous le thème « Approfondir l'intégration pour améliorer les conditions de vie des citoyens de la CAE ». Le sommet vise à faire progresser l'intégration régionale, à examiner les rapports institutionnels et à lancer des initiatives clés, notamment la garantie douanière de la CAE et la 7e stratégie de développement (2026/27-2030/31).

La réunion abordera également des questions de gouvernance, notamment la nomination d'un nouveau secrétaire général, des juges à la Cour de justice de l'Afrique de l'Est, le renouvellement des secrétaires généraux adjoints, les nominations à l'Autorité de la concurrence de la CAE et la ratification des projets de loi de l'Assemblée législative de l'Afrique de l'Est.

Toutefois, le sommet intervient dans un contexte de tensions sécuritaires persistantes dans l'est de la RDC, où les affrontements se poursuivent entre les Forces armées de la RDC (FARDC) et les rebelles AFC/M23, soutenus par le Rwanda. Les tensions diplomatiques entre Kinshasa et Kigali restent élevées malgré les processus de paix de Washington et de Doha, compliquant les efforts de stabilisation régionale.

Kinshasa entretient également des relations tendues avec l’EAC, percevant un engagement ou un équilibre insuffisant de la part du bloc régional. Cette tension remonte au 24e sommet de l’EAC en novembre 2024, auquel le président Félix Tshisekedi n’a pas assisté, et à l’inefficacité de la Force régionale de l’EAC (EACRF), dont le mandat a expiré en décembre 2023 sans renouvellement. Frustrée par l'incapacité de l'EACRF à neutraliser les groupes armés, la RDC a de plus en plus cherché à collaborer avec les forces de la SADC, suite au retrait de ses troupes de Goma face à l'avancée des rebelles.

Malgré ces défis, la CAE reste un acteur central de la stabilité et de l’intégration régionales. Les observateurs suivent de près la manière dont la présidence kenyane du président William Ruto abordera la crise sécuritaire dans l’est de la RDC et rétablira la confiance dans le rôle de la Communauté dans la paix et l’intégration économique régionales.

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