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Économie - 4 avril 2026

La RDC salue la résolution de l’ONU reconnaissant la traite transatlantique des esclaves

Par Sarah Ndaya3 min de lectureEnglish

29 mars 2026 - Le ministère de la Culture, des Arts et du Patrimoine de la République démocratique du Congo a salué une résolution de l'Assemblée générale des Nations Unies reconnaissant la traite transatlantique des esclaves et l'esclavage des Africains comme les crimes contre l'humanité les plus graves. Adoptée lors de la 80e session de l'Assemblée générale des Nations Unies, la résolution souligne l'ampleur, la nature systémique et les conséquences à long terme de l'esclavage, affirmant que son héritage continue d'alimenter les inégalités structurelles dans le monde moderne. Selon le ministère congolais, la résolution représente une étape importante vers la reconnaissance internationale des injustices historiques et renforce les appels à la mémoire, à la justice et aux réparations. Le texte a été adopté le 25 mars avec 123 voix pour, 3 contre (États-Unis, Israël et Argentine) et 52 abstentions, dont plusieurs pays européens. Il a été parrainé par le Ghana et soutenu par l’Union africaine dans le cadre d’un plaidoyer continental plus large en faveur d’une justice réparatrice liée à la traite transatlantique des esclaves. Le président ghanéen John Mahama, s'exprimant après le vote, a qualifié la résolution d'« historique », soulignant la nécessité d'une reconnaissance mondiale du nombre estimé de 13 millions d'Africains déplacés de force au fil des siècles. La résolution encourage également la restitution des biens culturels aux pays d’origine, renforçant ainsi les débats internationaux en cours sur le retour des objets volés lors des injustices de l’ère coloniale et esclavagiste. Conformément à cet agenda, le ministère de la RDC a souligné ses efforts continus pour préserver la mémoire historique, notamment un protocole d'accord signé en janvier 2025 pour la création d'un mémorial national dédié à Ota Benga, un Congolais emmené aux États-Unis au début du 20e siècle et exposé au zoo du Bronx en 1906. Les autorités de Kinshasa affirment que le projet reflète un engagement plus large en faveur de la reconnaissance historique, de la restauration culturelle et de la promotion du patrimoine africain dans le cadre d'initiatives internationales de justice et de mémoire.

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