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Illustration - La RDC forme 2 500 nouveaux magistrats et met l’accent sur l’intégrité et l’État de droit

Sécurité - 23 février 2026

La RDC forme 2 500 nouveaux magistrats et met l’accent sur l’intégrité et l’État de droit

Par Sarah Ndaya3 min de lecture

Kinshasa, le 23 février 2026 - La République démocratique du Congo a achevé la formation initiale de 2 500 nouveaux magistrats, deuxième vague de nominations en vertu d'un décret présidentiel du 28 mars 2025. La formation, dispensée de novembre 2025 à février 2026, a porté sur l'éthique, la déontologie et la compétence technique des magistrats civils et militaires.

Dieudonné Kamuleta Badibanga, président du Conseil supérieur de la magistrature (CSM) et de la Cour constitutionnelle, a exhorté les nouveaux magistrats à « résister aux pressions de toutes sortes, refuser les concessions contraires à l'éthique et rester fermes face à la corruption ». Il a souligné que la véritable grandeur se mesure par l’intégrité, la conscience et le sens de la justice, et non par le rang ou le pouvoir.

Kamuleta a souligné que les magistrats sont des serviteurs de la République, chargés de faire respecter la Constitution et de sauvegarder les libertés fondamentales. Il a décrit les robes portées par les magistrats comme des symboles de responsabilité et non de privilège, leur rappelant leur devoir envers le peuple congolais.

Le ministre de la Justice Guillaume Ngefa a souligné que cette nouvelle cohorte renforce le système judiciaire, garantit des effectifs suffisants pour une application efficace de la loi et soutient l'État de droit, la réforme judiciaire et les efforts de lutte contre l'impunité. Le programme comprenait 86 instructeurs répartis en 31 modules, dispensés à Kinshasa et Lubumbashi (Haut-Katanga).

Ce dernier recrutement porte à 5 000 le nombre total de magistrats nommés depuis 2022, comblant une précédente pénurie d'environ 3 000 magistrats. L'initiative vise à améliorer l'accès à la justice pour plus de 100 millions de citoyens congolais, à moderniser le système judiciaire et à améliorer les normes éthiques et professionnelles.

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