Illustration — La Gombe Kinshasa RDC

Économie - 4 avril 2026

La RDC suspend le plafonnement des prix du transport de carburant pendant 45 jours dans

Par Jean-Marc Okito3 min de lectureEnglish

Kinshasa, le 24 mars 2026 - Le gouvernement de la République démocratique du Congo a suspendu temporairement le plafonnement des différentiels de prix de transport des produits pétroliers pour une durée de 45 jours, dans le cadre de mesures visant à stabiliser l'approvisionnement en carburant et à protéger le pouvoir d'achat des consommateurs. La décision a été prise sur instructions du Premier ministre Judith Suminwa Tuluka, qui a demandé aux ministères en charge de l'économie, des hydrocarbures et des finances de mettre en œuvre la suspension en réponse aux tensions géopolitiques croissantes affectant les marchés mondiaux de l'énergie. Les autorités affirment que cette mesure vise à anticiper l'impact économique des perturbations des routes internationales d'approvisionnement en pétrole, y compris les principaux corridors maritimes tels que le détroit d'Ormuz et le canal de Suez. Même si la suspension pourrait entraîner une hausse des coûts logistiques à court terme, le gouvernement a annoncé des mesures compensatoires, notamment des réductions ou suspensions temporaires de certaines taxes et redevances aux frontières, afin de limiter la pression sur les prix des carburants. Les responsables ont également indiqué que des mesures supplémentaires seront mises en œuvre pour garantir l'importation et la distribution régulières de produits pétroliers via les routes d'approvisionnement régionales à travers le Kenya et la Tanzanie, tout en surveillant les coûts de fret et d'assurance utilisés pour calculer les prix moyens à la frontière. Malgré la volatilité des marchés mondiaux, le gouvernement a rassuré le public sur le fait que les réserves nationales de carburant restent suffisantes pour répondre à la demande jusqu'en juin, et que des expéditions supplémentaires sont attendues dans les semaines à venir pour renforcer l'offre. Cette politique fait suite aux discussions lors d’une récente réunion du Conseil des ministres présidée par le président Félix Tshisekedi, au cours de laquelle les responsables ont souligné la nécessité d’une action coordonnée pour maintenir la stabilité macroéconomique face aux chocs extérieurs.

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