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Illustration - La RDC renforce son cadre anti-corruption alors que le gouvernement et le secteur privé unissent leurs forces

Justice - 8 juillet 2026

La RDC renforce son cadre anti-corruption alors que le gouvernement et le secteur privé unissent leurs forces

Par Sarah Ndaya2 min de lecture

Kinshasa, le 8 juillet 2026 - La République démocratique du Congo poursuit ses efforts pour renforcer son cadre juridique contre la corruption, le gouvernement et le secteur privé réaffirmant leur engagement à une coopération plus étroite pour promouvoir la transparence et la bonne gouvernance.

Une séance de travail tenue le 7 juillet à Kinshasa a réuni le ministère de la Justice, le réseau du Pacte mondial des Nations Unies en RDC et des représentants du secteur privé sous la houlette du ministre d'État, ministre de la Justice et garde des Sceaux, Guillaume Ngefa.

La réunion a porté sur les derniers développements du projet de loi anti-corruption récemment adopté par le Conseil des ministres, y compris les ajustements techniques apportés au texte et les préparatifs pour sa diffusion plus large auprès des parties prenantes.

Jessica Webe, directrice exécutive du Réseau du Pacte mondial des Nations Unies en RDC, a salué les progrès réalisés, notant qu'environ 75 pour cent des recommandations soumises par la commission anti-corruption de l'organisation ont été intégrées dans le projet de loi après des mois de consultations avec les autorités gouvernementales.

Les représentants du secteur privé ont également exprimé leur soutien à la réforme. Hugues Boketsu Efole, directeur général adjoint d'Equity BCDC et chef de la commission anti-corruption du Pacte mondial des Nations Unies à tour de rôle, a déclaré que les entreprises s'engagent à contribuer à la création d'un environnement économique plus transparent et au renforcement de la confiance entre les institutions et les entreprises.

Dans le cadre du processus de mise en œuvre, les parties prenantes ont annoncé leur intention de lancer des campagnes de sensibilisation ciblant les entreprises et les organisations de la société civile pour promouvoir la compréhension du nouveau cadre juridique et encourager son respect effectif.

Adopté en Conseil des ministres le 26 juin sous la présidence du président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, le projet de loi vise à moderniser l'approche du pays en matière de lutte contre la corruption à travers quatre piliers principaux : la prévention, la protection, les poursuites et les procédures judiciaires.

La législation proposée introduit également des mesures sur la coopération internationale, le recouvrement des avoirs obtenus grâce à des activités illicites et l'obligation pour les entreprises d'établir des mécanismes internes pour prévenir et combattre la corruption.

La réforme intervient alors que la RDC continue de faire face à d’importants défis en matière de gouvernance, la corruption restant une préoccupation majeure dans l’administration publique et les secteurs économiques. Les autorités affirment que le nouveau cadre juridique contribuera à renforcer les mécanismes de responsabilisation et à améliorer le climat des affaires du pays.

Après son adoption par le gouvernement, le projet de loi va désormais être soumis au Parlement pour examen par l'Assemblée nationale et le Sénat avant d'être soumis pour promulgation présidentielle.

Depuis l’entrée en fonction du président Félix Tshisekedi, plusieurs réformes institutionnelles ont été lancées, notamment des efforts visant à renforcer les organes de contrôle tels que l’Inspection générale des finances (IGF) et la Cour des comptes. Toutefois, les organisations de la société civile et les experts économiques continuent de réclamer des mécanismes d’application plus forts et des mesures plus contraignantes pour réaliser des progrès durables dans la lutte contre la corruption.

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