Illustration — Virunga 01

Culture - 4 avril 2026

Les parties prenantes de la RDC font pression pour des réformes visant à améliorer les

Par Jean-Marc Okito3 min de lectureEnglish

Kinshasa, le 5 avril 2026 - Un débat politique tenu à Kinshasa a mis en lumière les conditions précaires auxquelles sont confrontés les mineurs artisanaux en République démocratique du Congo, appelant à des réformes urgentes pour améliorer la gouvernance, la sécurité et la transparence dans le secteur. Organisée le 2 avril par le Réseau des politologues de la RDC (Dypol) en partenariat avec la Fondation Friedrich Ebert (FES), la réunion a réuni des décideurs politiques, des acteurs de la société civile et des experts du secteur minier pour examiner les défis affectant les communautés minières artisanales. Les participants ont noté que malgré sa contribution majeure à l'économie nationale et aux moyens de subsistance de millions de personnes, le secteur minier artisanal reste caractérisé par des opérations informelles, une réglementation faible, des conditions de travail dangereuses, des risques de travail des enfants et des inégalités entre les sexes. S'exprimant après les discussions, le coordinateur national de Dypol, Christian Moleka, a souligné la nécessité d'un code minier révisé qui définit clairement le rôle de l'exploitation minière artisanale et renforce les mécanismes de surveillance pour améliorer la sécurité et la transparence dans les chaînes d'approvisionnement. Il a souligné que les mineurs artisanaux sont souvent les acteurs les plus vulnérables d'une chaîne de valeur qui génère des revenus importants, mais qu'ils restent marginalisés et exposés à des accidents fréquents et à de mauvaises conditions de travail. Les représentants de la Fondation Friedrich Ebert ont souligné l'importance de promouvoir une gouvernance minière plus inclusive et durable, où l'exploitation minière artisanale peut contribuer au développement à long terme plutôt qu'à une précarité persistante. La journaliste Flore Kayala, spécialisée dans les questions minières, a attiré l'attention sur le rôle économique des femmes dans le secteur, soulignant qu'elles restent sous-représentées et confrontées à un accès limité au financement et aux structures de leadership coopératif dominées par les hommes. Elle a appelé à des politiques inclusives et à de meilleurs mécanismes de soutien financier pour permettre aux femmes de participer plus activement aux activités minières et de bénéficier des revenus du secteur. La réunion devrait produire une feuille de route visant à améliorer la coordination entre les institutions gouvernementales, la société civile, les sociétés minières et les mineurs artisanaux afin de promouvoir des pratiques minières plus sûres, plus transparentes et plus équitables en RDC. Social et Santé

À lire aussi