Illustration — 2010-03-07-Kinshasa depuis Brazzaville

Justice - 29 mai 2026

Le tribunal militaire de la RDC va juger l'ancien chef de l'armée

Par Amina Kabasele3 min de lectureEnglish

KINSHASA, République Démocratique du Congo, le 1er juin 2026 - La Haute Cour Militaire de la République Démocratique du Congo va entamer le 4 juin 2026 ses procédures dans le cadre d'un procès très médiatisé impliquant plusieurs officiers supérieurs de l'armée, dont l'ancien chef d'état-major des forces armées, le général Christian Tshiwewe Songesha.

La décision préliminaire d'ouverture du procès a été signée le 29 mai par le greffier en chef du tribunal militaire de Kinshasa, le colonel Jeanne Françoise Ngalula Mpiana.

Parmi les personnes également jugées figurent plusieurs officiers de haut rang, dont le général John Numbi Banza Ntambo, qui aurait fui au Zimbabwe, ainsi que le général-major Maurice Nyembo Kufi, ancien chef d'état-major du général Tshiwewe. Parmi les autres officiers accusés figurent le général de brigade Chinyabuuma Kamukinde, le général de brigade John Ngoy wa Kabila et le général de brigade John Sangwa Muhemedi.

L'affaire implique également trois colonels et un accusé civil, ce qui porte le nombre total d'accusés à plusieurs hauts responsables militaires et sécuritaires.

Les autorités affirment que le procès devrait être l'une des procédures militaires les plus importantes de ces dernières années et qu'il pourrait se dérouler en partie à huis clos en raison du caractère sensible des preuves liées à la sécurité nationale.

Les accusés font face à des accusations telles que complot, trahison, soutien à des activités terroristes, insubordination, désertion, possession illégale d'armes et de munitions et incitation du personnel militaire à désobéir aux ordres.

Le général Tshiwewe, qui a été commandant en chef des forces armées de 2022 à 2024, a été arrêté en juillet 2025 alors qu'il était conseiller militaire du président Félix Tshisekedi.

Au moment de son arrestation, les autorités n'ont pas divulgué publiquement les détails, même si des personnalités politiques ont affirmé par la suite qu'il avait été impliqué dans un complot contre le chef de l'État.

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