
Culture - 19 avril 2026
Le gouvernement de la RDC maintient une approche de dialogue sélectif malgré les appels à des pourparlers inclusifs
Kinshasa, le 17 avril 2026 - Le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) a réaffirmé sa position selon laquelle il déterminera quels acteurs congolais participeront aux négociations de paix en cours, insistant sur une approche sélective du dialogue visant à mettre fin au conflit de longue date dans le pays.
Les autorités de Kinshasa affirment que les pourparlers visent à parvenir à une paix durable, mais maintiennent que la participation ne sera pas ouverte à tous les groupes. « Le gouvernement sélectionnera ceux à qui parler et ceux qui partiront », ont indiqué des responsables, soulignant leur contrôle sur la composition du processus de dialogue.
Cette position intervient alors que des chefs religieux, des acteurs de la société civile et des personnalités politiques appellent de plus en plus le président Félix Tshisekedi à engager un large dialogue national. Les représentants de l'Église, y compris les pasteurs des communautés catholique et anglicane, ont souligné que tout processus de paix significatif devrait inclure les Congolais de tous horizons, y compris les représentants des groupes armés.
Toutefois, le gouvernement a rejeté l’inclusion de factions armées dans les pourparlers. Les chefs religieux affirment que l’exclusion de ces acteurs risque de saper les efforts visant à parvenir à un règlement global et durable à des décennies d’instabilité.
Au niveau international, le président angolais João Lourenço, en sa qualité de président de l'Union africaine (UA), a également appelé le président Tshisekedi à intégrer les représentants du mouvement AFC/M23 dans le cadre de dialogue. Kinshasa a décliné cette recommandation.
Le 16 avril, le porte-parole du gouvernement Patrick Muyaya a précisé que le président Tshisekedi avait accepté d'engager des discussions avec des acteurs congolais « séparés de Kagame », soulignant que la priorité du gouvernement restait la récupération des territoires actuellement sous contrôle des forces armées.
Muyaya a en outre accusé l'AFC/M23 et ses affiliés d'avoir commis des crimes contre des civils, déclarant qu'ils seraient tenus pour responsables. Il a ajouté que le gouvernement cherche à garantir la justice et à prévenir ce qu'il décrit comme une culture de l'impunité.
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