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Illustration - Le gouvernement de la RDC et l’AFC/M23 se préparent aux pourparlers de paix en Suisse sur fond d’accusations mutuelles

Sécurité - 19 avril 2026

Le gouvernement de la RDC et l’AFC/M23 se préparent aux pourparlers de paix en Suisse sur fond d’accusations mutuelles

Par Jean-Marc Okito3 min de lecture

Kigali, le 10 avril 2026 - Des délégations du gouvernement de la République démocratique du Congo et de la coalition AFC/M23 devraient se réunir en Suisse du 13 au 17 avril 2026 pour reprendre les pourparlers de paix visant à résoudre le conflit dans l'est du Congo.

Les discussions sont facilitées par le Qatar, avec le soutien logistique des autorités suisses. Selon certaines informations, les représentants qatariens pourraient participer à distance en raison des contraintes géopolitiques actuelles affectant les accords de médiation antérieurs dans la région.

Des acteurs internationaux devraient également prendre part aux négociations, notamment le conseiller spécial américain pour les affaires africaines Massad Boulos, la chef adjointe des opérations de la MONUSCO Vivian van de Perre et le secrétaire exécutif de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs, le représentant de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs, Mubita Luwabelwa.

La délégation de l'AFC/M23 sera conduite par son secrétaire permanent Benjamin Mbonimpa, tandis que la composition de la délégation gouvernementale n'a pas encore été dévoilée.

L’un des principaux thèmes des pourparlers devrait être l’accès humanitaire dans les zones touchées par le conflit, y compris la possible réouverture de l’aéroport international de Goma, qui est sous le contrôle de l’AFC/M23 depuis janvier 2025. Les partenaires internationaux ont appelé à plusieurs reprises à un meilleur accès pour faciliter les opérations de secours en faveur des civils.

Les pourparlers interviennent dans un contexte d’accusations mutuelles persistantes entre les deux parties. L'AFC/M23 a accusé les forces gouvernementales de poursuivre leurs attaques impliquant des drones et des armes lourdes dans les zones sous son contrôle, tandis que le gouvernement maintient sa position sur la restauration de l'autorité territoriale et de la souveraineté nationale.

Les accords antérieurs entre les parties, y compris les mécanismes de surveillance du cessez-le-feu impliquant la MONUSCO et les forces régionales, n'ont pas encore été pleinement mis en œuvre. De même, les arrangements impliquant le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) pour les transferts de prisonniers et la coordination humanitaire ont connu des progrès limités.

Malgré ces défis, les médiateurs et les parties prenantes internationales continuent de faire pression en faveur de mesures de confiance, notamment des échanges de prisonniers et la mise en œuvre des cadres de surveillance convenus lors des précédents cycles de négociations.

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