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Illustration - La Banque centrale de la RDC abaisse son taux directeur et renforce le contrôle des devises étrangères

Économie - 20 avril 2026

La Banque centrale de la RDC abaisse son taux directeur et renforce le contrôle des devises étrangères

Par Sarah Ndaya3 min de lecture

Kinshasa, le 10 avril 2026 - La Banque centrale du Congo (BCC) a abaissé son taux d'intérêt directeur de 15,0% à 13,5% et introduit des réglementations plus strictes en matière d'importation physique et d'utilisation des billets en devises, à l'issue d'une réunion du Comité de politique monétaire tenue le 9 avril à Kinshasa.

Présidé par le gouverneur André Wameso, le comité a déclaré que la décision visait à préserver la stabilité macroéconomique dans un contexte d'incertitude économique mondiale persistante, notamment les perturbations du marché de l'énergie et les pressions internationales croissantes sur l'inflation et le commerce.

La BCC a également réduit le taux de la facilité de prêt marginal de 19% à 17,5%, tout en maintenant inchangés les ratios de réserves obligatoires pour les dépôts en devises locales et étrangères.

Selon la banque centrale, l'économie congolaise continue de faire preuve de résilience, avec une croissance projetée à 6,2% en 2026, contre 5,8% l'année précédente, portée par les solides performances des secteurs minier et non minier. L’inflation, quant à elle, a sensiblement diminué, s’établissant à 2,2% à fin mars 2026 contre 10,1% un an plus tôt.

Une décision structurelle clé annoncée par la banque concerne la gestion des devises. La BCC établira une autorité exclusive sur l'importation physique de billets en devises étrangères dans un délai de 12 mois. À compter du 9 avril 2027, les banques commerciales ne seront plus autorisées à importer des devises physiques et les transactions en espèces en devises devraient être entièrement remplacées par des paiements électroniques.

Les autorités affirment que cette mesure vise à renforcer la sécurité du système financier, à améliorer la surveillance et à lutter contre le blanchiment d'argent et les flux financiers illicites.

La banque centrale prévoit également d'introduire des instruments à échéance de six mois pour les obligations de la BCC afin d'améliorer la gestion des liquidités.

Les responsables ont noté que le franc congolais a affiché des performances mitigées, avec une légère appréciation sur le marché parallèle mais une dépréciation sur le marché officiel depuis le début de l'année, reflétant la demande cyclique de devises et les pressions saisonnières.

Les autorités monétaires ont souligné que les ajustements de politique faisaient partie d'efforts plus larges visant à maintenir la stabilité dans un environnement mondial difficile marqué par la volatilité des prix de l'énergie, les tensions géopolitiques et le resserrement des conditions financières internationales.

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