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Illustration - RDC et AFC/M23 s'accordent pour former un organe commun de surveillance du cessez-le-feu

Politique - 11 octobre 2025

RDC et AFC/M23 s'accordent pour former un organe commun de surveillance du cessez-le-feu

Par Amina Kabasele2 min de lecture

Kigali, le 11 octobre 2025 - Le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) et la coalition AFC/M23 ont conclu un accord pour créer un organe commun chargé de superviser la mise en œuvre du cessez-le-feu dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.

Ce développement marque le résultat du sixième round de pourparlers de paix entre les deux parties, tenus à Doha, au Qatar, du 13 au 14 octobre 2025, sous la médiation de partenaires internationaux. Le nouveau mécanisme est conçu pour renforcer la transparence, reconstruire la confiance et prévenir d'autres violations de la trêve fragile dans l'est de la RDC.

Selon le communiqué conjoint, l'organe de surveillance comprendra :

Une représentation égale du gouvernement de la RDC et de l'AFC/M23 ;

Des observateurs de l'Union africaine (UA), de l'État du Qatar, des États-Unis d'Amérique et de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL).

Le comité aura pour mandat de revoir, d'enquêter et de documenter les violations présumées du cessez-le-feu, et de publier des rapports hebdomadaires sur l'état de la trêve et les progrès vers la mise en œuvre de la paix. La première réunion de l'organe devrait avoir lieu dans les sept jours suivant sa formation pour définir ses procédures opérationnelles et ses prochaines étapes.

L'établissement de ce mécanisme commun fait suite à des mois de désaccords sur qui devrait superviser le cessez-le-feu. Des propositions antérieures visant à confier ce rôle à la MONUSCO, la mission de maintien de la paix de l'ONU en RDC, ont été rejetées par l'AFC/M23, qui a accusé la mission de partialité en raison de sa collaboration passée avec l'armée congolaise lors d'opérations de combat.

S'exprimant après l'accord, le porte-parole de l'AFC/M23, Lawrence Kanyuka, a exprimé son optimisme, déclarant :

"Le gouvernement de Kinshasa a signé un accord établissant un organe pour surveiller le cessez-le-feu. C'est un pas majeur. Nous espérons que cet accord mettra fin aux attaques répétées de la coalition militaire de Kinshasa contre la population civile."

Cette dernière avancée s'appuie sur les "Principes de Doha" signés le 19 juillet 2025, qui ont défini les bases d'un accord de paix plus large. Bien que les deux parties aient convenu d'un cessez-le-feu complet, des affrontements récurrents et des accusations mutuelles de violations continuent d'éroder la confiance.

Les observateurs estiment que cette nouvelle étape pourrait raviver l'élan en faveur de la paix si les deux parties démontrent un engagement sincère à mettre en œuvre les accords précédents, notamment ceux liés aux arrangements de partage du pouvoir, au désarmement et au retour des civils déplacés.

Le processus de Doha, soutenu par le Qatar et les États-Unis, reste l'un des efforts diplomatiques les plus significatifs pour résoudre l'instabilité qui dure depuis une décennie dans la région des Grands Lacs, où des crises de sécurité, ethniques et politiques se chevauchent malgré de multiples initiatives de paix.

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