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Illustration - Consultations diplomatiques sur la sécurité avant le BAMEX 2026

Sécurité - 20 décembre 2025

Consultations diplomatiques sur la sécurité avant le BAMEX 2026

Par Jean-Marc Okito2 min de lecture

Bamako, le 15 décembre 2025 - Les ministres malien des Affaires étrangères et de la Sécurité se sont réunis avec le corps diplomatique pour discuter des préparatifs de la deuxième Exposition internationale de défense et de sécurité (BAMEX 2026), prévue pour novembre 2026. Les discussions ont également porté sur les efforts de lutte contre le terrorisme en cours et les mesures à prendre pour sécuriser les approvisionnements en pétrole.

L'initiative vise à renforcer les partenariats de sécurité internationaux et à favoriser l'innovation technologique. D'un côté positif, elle pourrait attirer des investissements étrangers dans la défense et renforcer la résilience nationale. Cependant, les analystes mettent en garde contre le fait que les défis de sécurité et logistiques persistants pourraient limiter l'impact de l'exposition sans un engagement plus fort de la part des partenaires internationaux.

La période du 7 au 21 décembre 2025 souligne une phase cruciale pour le Mali alors qu'il navigue à travers un paysage complexe de diplomatie axée sur la souveraineté, de restructuration économique et de volatilité sécuritaire persistante. Les autorités de transition ont réalisé des avancées significatives dans l'institutionnalisation de l'Alliance des États du Sahel (AES), notamment à travers l'opérationnalisation de la Banque de la Confédération pour l'Investissement et le Développement (BCID-AES) et la présentation symbolique du drapeau de la Force Unifiée de l'Alliance des États du Sahel (UF-AES). Ces mouvements signalent une intention claire d'atteindre l'autonomie régionale tant sur le plan financier que de la défense.

Cependant, cette quête d'autonomie est mise à l'épreuve par plusieurs facteurs critiques :

Pressions sécuritaires : Malgré les frappes aériennes réussies des Forces armées maliennes (FAMa) dans les régions de Sikasso, Nioro et Bougouni, des groupes jihadistes comme JNIM continuent d'exercer des pressions à travers des embuscades sur des routes d'approvisionnement vitales et des attaques contre des infrastructures étatiques. La propagation de la violence dans le sud du Mali reste une préoccupation croissante.

Résilience économique : L'adoption du budget 2026 et le lancement d'un programme d'allégement de la dette de 312 milliards de francs CFA reflètent un engagement envers la discipline fiscale et la revitalisation du secteur privé. Pourtant, les pénuries de carburant fluctuantes et les conflits de travail, comme les licenciements chez Diamond Cement Mali, soulignent la fragilité de l'économie domestique.

Gouvernance et droits de l'homme : Le licenciement du colonel Alpha Yaya Sangaré et l'inculpation d'individus pour "tentative de déstabilisation" illustrent une application stricte de la discipline militaire et de la sécurité intérieure. Néanmoins, les rapports d'abus par le Corps africain et la confusion judiciaire entourant l'affaire Ras Bath continuent d'attirer l'attention des observateurs indépendants et des partenaires internationaux concernant l'équilibre entre sécurité et libertés civiles.

Crise humanitaire : La situation reste désastreuse, le Conseil norvégien pour les réfugiés avertissant que plus de 8 millions de personnes ont un besoin urgent d'assistance. La détection du premier cas de variole et les coupes d'aide en cours aggravent encore les vulnérabilités des populations déplacées.

En résumé, bien que le Mali construise avec succès le cadre architectural d'un bloc souverain sahélien, la viabilité à long terme de ces initiatives dépend de sa capacité à traduire les manœuvres politiques et militaires en sécurité tangible pour ses citoyens et en un environnement stable pour la croissance économique.

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