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Illustration - Malgré les appels au cessez-le-feu, l'AFC/M23 annonce le renforcement de 7 532 combattants

Sécurité - 23 février 2026

Malgré les appels au cessez-le-feu, l'AFC/M23 annonce le renforcement de 7 532 combattants

Par Jean-Marc Okito3 min de lecture

Kinshasa, le 10 février 2026 - Alors que la pression diplomatique s'accentue en faveur d'un cessez-le-feu dans l'est de la République démocratique du Congo, la rébellion AFC/M23 a annoncé un renforcement significatif de ses forces militaires, signe de tensions persistantes sur le terrain.

Dans un communiqué publié mardi, le mouvement a confirmé l'achèvement d'un cycle de formation des nouvelles recrues au sein de sa branche armée, l'Armée révolutionnaire congolaise (ARC). La cérémonie aurait eu lieu à Tshanzu, où, selon le groupe, 7 532 commandos auraient été officiellement intégrés dans ses unités opérationnelles. Ce chiffre n’a cependant pas pu être vérifié de manière indépendante.

L’AFC/M23, accusée par Kinshasa et plusieurs partenaires internationaux de recevoir le soutien du Rwanda, a déclaré que les combattants nouvellement formés seraient déployés dans des missions visant à sécuriser et à défendre des positions stratégiques, à contrôler des axes clés et des zones opérationnelles et à maintenir ce qu’elle a décrit comme une « supériorité tactique ».

Cette annonce intervient à un moment où les initiatives diplomatiques s’intensifient. Les dirigeants africains réunis à Luanda ont récemment exhorté le gouvernement congolais et l'AFC/M23 à s'engager en faveur d'un cessez-le-feu immédiat, tandis que les Nations Unies ont réitéré que la MONUSCO était prête à soutenir sa mise en œuvre.

Parallèlement, les représentants du gouvernement congolais et du groupe armé ont réaffirmé leur attachement à l'accord-cadre de cessez-le-feu signé en novembre 2025 à Doha, lors d'une session du mécanisme de suivi et de vérification tenue sous l'égide du Qatar. La réunion a réuni des délégués de l'Union africaine, des États-Unis et de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs.

Malgré ces engagements diplomatiques, le mouvement armé maintient un ton ferme.

"Si le régime de Kinshasa veut la paix, nous sommes prêts ; s'il choisit la guerre, nous le sommes aussi", a déclaré l'AFC/M23 dans son communiqué.

Ce dernier développement souligne la nature fragile des efforts de paix en cours, alors que les postures militaires se poursuivent parallèlement aux négociations diplomatiques de haut niveau.

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