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Illustration - Delly Sesanga condamne toute tentative d'amendement de la Constitution pour un troisième mandat

Sécurité - 22 mars 2026

Delly Sesanga condamne toute tentative d'amendement de la Constitution pour un troisième mandat

Par Amina Kabasele3 min de lecture

Kinshasa, le 21 mars 2026 - Le chef de l'opposition Delly Sesanga a lancé samedi un avertissement ferme contre toute tentative visant à amender la Constitution pour permettre au président Félix Tshisekedi un troisième mandat.

S'exprimant lors d'une conférence de presse à Kinshasa, Sesanga a qualifié de telles initiatives de « grave violation de l'ordre républicain » et a appelé à la mobilisation citoyenne pour empêcher ce qu'il a qualifié d'« acte de violence institutionnelle ».

"Ceux qui veulent changer la Constitution rompent notre pacte républicain et se lancent dans la brousse contre la République. Ils doivent être traités et combattus comme tels par tous les moyens", a-t-il déclaré.

Sesanga a souligné le rôle historique du peuple congolais dans la défense des libertés et a réitéré qu'aucun dirigeant n'est au-dessus de la Constitution. "Changer la Constitution, transformer les mandats en durées illimitées et ignorer toutes les exigences de l'État de droit ne fait pas partie de la République. Établir une structure de pouvoir personnel est un défi au pacte républicain", a-t-il ajouté.

Il est allé plus loin, qualifiant toute tentative visant à modifier la Constitution pour un troisième mandat de « haute trahison » et de ligne rouge à ne pas franchir. Faisant des parallèles avec les périodes autoritaires passées, Sesanga a dénoncé de telles actions comme une répétition des excès dictatoriaux connus sous la Seconde République.

Cette déclaration intervient alors que les spéculations se poursuivent sur une éventuelle révision constitutionnelle en République démocratique du Congo, un sujet qui suscite déjà de vives réactions dans les cercles politiques et de la société civile.

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