Africa Insight
L'Affaire du Référendum Constitutionnel S'intensifie Alors Que l'Opposition Prévoyait une Marche Nationale

Politique - 15 août 2026

L'Affaire du Référendum Constitutionnel S'intensifie Alors Que l'Opposition Prévoyait une Marche Nationale

Par Amina Kabasele2 min de lecture

Kinshasa, le 15 août 2026 - La Coalition Article 64, regroupant des figures de l'opposition telles que Martin Fayulu, Jean-Marc Kabund, Moise Katumbi, Augustin Matata et Delly Sesanga, a annoncé une marche pacifique à l'échelle nationale pour le 15 septembre contre toute tentative de modification de la Constitution.

À Kinshasa, les points de rassemblement prévus devraient converger vers le Palais du Peuple, siège du Parlement, le jour où les législateurs reviendront pour la session parlementaire. La coalition a déclaré que le renvoi de la loi sur le référendum au Parlement pour de nouvelles délibérations après les réserves de la Cour constitutionnelle ne constituait pas un retrait de la mesure ni une renonciation formelle au changement constitutionnel.

Le différend fait suite à un appel du 10 août émanant de 64 organisations de la société civile exhortant le Président Félix Tshisekedi à ne pas promulguer la loi fixant les conditions d'organisation d'un référendum. Les groupes ont noté que la Cour constitutionnelle avait jugé la loi constitutionnelle le 28 juillet tout en émettant 13 réserves interprétatives sur ses 44 articles.

Les signataires de la société civile, y compris LUCHA-RDC, Filimbi et d'autres mouvements civiques, ont soutenu que les priorités nationales devraient plutôt être de rétablir la paix et la souveraineté, de protéger les civils, de faire face aux crises humanitaires et sanitaires, de ramener les personnes déplacées et de préparer les prochaines élections.

La coalition d'opposition affirme qu'elle résistera à toute tentative de contourner les limites constitutionnelles sur les mandats présidentiels et la durée des mandats. La confrontation soulève des préoccupations en matière de risque politique à un moment où la RDC gère également la guerre à l'est, la pression humanitaire et la pression sur les finances publiques.

À lire aussi