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Illustration - Conflit entre Wazalendo et la direction des FARDC

Sécurité - 11 janvier 2026

Conflit entre Wazalendo et la direction des FARDC

Par Jean-Marc Okito3 min de lecture

Le 7 janvier 2026 - Des tensions ont émergé entre la coalition Wazalendo, alignée avec le gouvernement congolais, et la direction militaire de la République Démocratique du Congo. Selon le porte-parole de Wazalendo, Habyarimana Mbitsemunda, également connu sous le nom de Jules Mulumba, une sérieuse conspiration au sein des FARDC a affecté les opérations sur le terrain et la coordination interne.

Mulumba a déclaré que l'arrestation du général major Janvier Mayanga wa Gishuba, commandant adjoint des Forces de secours de la RDC, était le résultat d'une conspiration orchestrée par le lieutenant général Padiri Bulenda, le commandant en chef des FARDC. Il a expliqué que le général Mayanga s'opposait au transfert de 8 millions de dollars destinés à Wazalendo par le ministère de la Défense et des Finances.

La direction de Wazalendo a également critiqué le lieutenant général Padiri Bulenda pour avoir envoyé des messages attaquant leur coalition, que Mulumba a qualifiée de campagne de diffamation contre ces groupes armés. Mulumba a en outre accusé le général Fall Sikabwe d'avoir contribué à la capture de Goma par les forces de l'AFC/M23 le 27 janvier 2025, alléguant qu'il avait facilité des opérations conjointes entre les forces sud-africaines, burundaises et Wazalendo.

D'autres officiers des FARDC ont également été blâmés pour des échecs militaires. Mulumba a cité le lieutenant général Masunzu Pacifique et le général de brigade Olivier Gasita, tous deux du Sud-Kivu, comme responsables d'erreurs opérationnelles, s'interrogeant sur les raisons pour lesquelles ils restent en poste actif.

À Kinshasa, plusieurs officiers supérieurs ont été arrêtés pour des complots présumés contre le président Félix Tshisekedi, y compris le général Dieudonné Mutupeke Kiamata, le général Marcel Mbangu Mashita, le général Franck Ntumba (anciennement en charge des opérations militaires au palais présidentiel) et le général Christian Tshiwewe Songesha, chef d'état-major de l'armée. Wazalendo affirme que le général Ntumba et le général Tshiwewe étaient impliqués dans la planification d'un coup d'État, tandis que Mutupeke et Mbangu font face à des accusations de crimes qu'ils n'ont pas commis.

Ce différend met en lumière de profondes fractures au sein de l'armée congolaise et de ses forces alliées, révélant la méfiance et les luttes internes qui continuent de saper les opérations de sécurité dans l'est de la RDC.

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