
Politique - 13 novembre 2025
La Confédération des États du Sahel (AES) appelle à une coopération régionale dirigée par les souverains contre le terrorisme
New York, le 13 novembre 2025 - New York, Conseil de sécurité des Nations Unies - 18 novembre 2025
Lors d'un briefing public sur "La consolidation de la paix en Afrique de l'Ouest : Revitaliser la coopération régionale dans la lutte contre le terrorisme en Afrique de l'Ouest et au Sahel", un représentant de la Confédération des États du Sahel (AES) a prononcé une déclaration au nom des ministres des Affaires étrangères du Burkina Faso, du Mali et du Niger, qui n'ont pas pu assister en raison de conflits d'agenda.
Le représentant a salué le leadership du président de la Sierra Leone, Julius Maada Bio, qui préside le Conseil de sécurité, pour avoir convoqué le débat sur la revitalisation de la coopération régionale pour lutter contre le terrorisme en Afrique de l'Ouest et au Sahel. Portée de la menaceL'AES a souligné la menace terroriste croissante au Sahel, mettant en avant que depuis plus d'une décennie, les communautés de la région sont soumises à une violence imposée et soutenue par des acteurs externes. Les femmes, les enfants et les civils ont été tués, enlevés ou contraints à l'exil, tandis que les écoles et les centres de santé ont été attaqués. En réponse à l'incapacité croissante des Forces de Défense et de Sécurité (FDS) locales à contenir ces menaces, des réseaux criminels se sont tournés vers le terrorisme économique, ciblant les infrastructures civiles et les routes d'approvisionnement.
Formation de l'AES : Pour faire face à ces défis, les dirigeants du Burkina Faso (Capitaine Ibrahim Traoré), du Mali (Général Assimi Goïta) et du Niger (Général Abdourahamane Tiani) ont souverainement établi la Confédération des États du Sahel (AES). Cette alliance vise à coordonner les efforts de défense, diplomatiques et de développement, créant un front uni contre les organisations criminelles et extrémistes.
Efforts de défense et de sécurité : Le représentant a rendu hommage aux Forces de Défense et de Sécurité de l'AES, notant leur courage et leurs sacrifices pour protéger les territoires, les personnes et les biens. Cependant, la déclaration a souligné que la lutte contre le terrorisme doit rester un effort régional et international, mené dans le respect de la souveraineté des États membres, des choix stratégiques et des intérêts nationaux.
Besoin d'une nouvelle approche de la coopération régionale : L'AES a souligné la nécessité de restaurer la confiance entre les acteurs ouest-africains et de développer une compréhension commune de la menace terroriste. Le représentant a appelé à un départ des approches caractérisées par l'ingérence extérieure, les sanctions et les menaces d'action militaire, plaidant plutôt pour un dialogue constructif, une coordination régionale et un partage des renseignements.
Coopération internationale : L'AES a insisté sur le fait que les mécanismes des Nations Unies, y compris le Conseil de sécurité et le Secrétaire général, doivent adopter des réponses concrètes, rapides et adaptées au terrorisme. Le représentant a critiqué les missions passées de l'ONU, citant la MINUSMA au Mali, dont les mandats n'étaient pas adaptés aux besoins de sécurité du pays hôte. La déclaration a également souligné la nécessité de lutter contre le financement du terrorisme, en particulier les paiements de rançons, et de mobiliser l'aide humanitaire pour les populations touchées, notant que seulement 14 % des besoins humanitaires au Sahel sont actuellement satisfaits.
Guerre de l'information et des médias : L'AES a fermement dénoncé ce qu'elle a appelé "le terrorisme médiatique quotidien", accusant certains médias de glorifier les extrémistes et de diffuser de la propagande pour déstabiliser la région.
Conclusion : Le représentant a conclu en rendant hommage à toutes les victimes du terrorisme, tant civiles que militaires, y compris Mariam Cissé, récemment assassinée par des extrémistes. Il a réaffirmé la détermination indéfectible des États membres de l'AES à lutter contre le terrorisme et l'extrémisme violent et a salué la résilience des peuples sahéliens face aux menaces persistantes.
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