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Illustration - Le directeur d'une radio communautaire arrêté par l'AFC/M23 à Minova sur fond de tensions au Sud-Kivu

Sécurité - 4 avril 2026

Le directeur d'une radio communautaire arrêté par l'AFC/M23 à Minova sur fond de tensions au Sud-Kivu

Par Sarah Ndaya3 min de lecture

Minova, le 29 mars 2026 - Le directeur de la radio communautaire Top Buzi FM, Espoir Mbata, a été arrêté dimanche à Minova, située dans le territoire de Kalehe dans la province du Sud-Kivu, selon des sources locales et le personnel de la station.

Il aurait été appréhendé par des membres du mouvement AFC/M23. Cette arrestation serait liée à un commentaire à l'antenne concernant un éventuel retrait des forces de l'AFC/M23 de Minova, un sujet considéré comme sensible dans le contexte sécuritaire actuel.

Dans l’est de la République démocratique du Congo, les zones sous le contrôle de l’AFC/M23 continuent de subir une pression croissante sur les professionnels des médias, les journalistes faisant état de restrictions accrues, d’intimidations et de risques sécuritaires.

L'incident a accru l'inquiétude des journalistes locaux, dont plusieurs auraient quitté Minova peu après leur arrestation, craignant d'être détenus à nouveau.

Top Buzi FM, une radio communautaire opérant dans la région, n'a pas encore publié de déclaration officielle concernant l'arrestation. Le personnel de la station décrit une atmosphère de peur et d’incertitude suite à l’incident.

Cette arrestation intervient dans un contexte d'incertitude persistante quant aux mouvements internes signalés et aux éventuels redéploiements dans les zones contrôlées par l'AFC/M23, qui ont alimenté les tensions et les spéculations au sein des populations locales.

Les organisations de liberté de la presse et les professionnels des médias locaux avertissent que les journalistes des zones touchées par le conflit sont de plus en plus exposés à des représailles, notamment lorsqu'ils couvrent les activités des groupes armés.

Le cas d'Espoir Mbata souligne les conditions fragiles dans lesquelles les médias opèrent dans certaines régions de l'est du Congo, où les dynamiques de sécurité continuent de changer et où l'accès à des informations fiables reste très limité.

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