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Illustration - Un proche de Matata Ponyo transféré à la prison de Ndolo après quatre mois

Justice - 24 janvier 2026

Un proche de Matata Ponyo transféré à la prison de Ndolo après quatre mois

Par Amina Kabasele3 min de lecture

Kinshasa, le 11 janvier 2026 - Après quatre mois de détention, un proche d'Augustin Matata Ponyo a été transféré à la prison militaire de Ndolo.

La coalition politique LGD et Alliés a annoncé vendredi le transfert du professeur Pascal Isumbisho Mwapu, conseiller politique du leader de l'opposition Matata Ponyo, à la prison de Ndolo à Kinshasa, après plusieurs mois de détention au Conseil national de défense cybernétique (CNC).

Dans un communiqué daté du 9 janvier, la coalition a indiqué que le transfert avait eu lieu le jeudi 8 janvier, suite à ce qu'elle a qualifié de "quatre mois de détention arbitraire et illégale" au CNC. Le professeur Isumbisho a été arrêté le 9 septembre 2025.

Le LGD et ses alliés soutiennent que leur membre fondateur est accusé à tort de collaboration avec les rebelles de l'AFC/M23, des accusations qu'ils qualifient de "sans fondement et politiquement motivées". La coalition a dénoncé ce qu'elle appelle "harcèlement politique", "manipulation du système judiciaire" et "répression des voix critiques".

La coalition exige le respect des droits de la défense, la fin des détentions arbitraires et la "libération immédiate et inconditionnelle" du professeur Isumbisho, arguant qu'aucune charge légale ne justifie sa détention prolongée. Elle a également appelé la communauté nationale et internationale ainsi que les organisations de droits de l'homme à suivre de près cette affaire.

Ce développement intervient dans un contexte de réajustement de l'opposition congolaise. Une faction a lancé une nouvelle plateforme politique, "Sauver la République Démocratique du Congo", dirigée par l'ancien président Joseph Kabila.

La plateforme regroupe plusieurs figures de l'opposition, dont Augustin Matata Ponyo, Franck Diongo, Seth Kikuni et André Claudel Lubaya, ainsi que des acteurs de la société civile. Dans leur déclaration finale, les participants ont reconnu l'existence d'une crise politique et sécuritaire et ont appelé à des actions conjointes en faveur de la réconciliation nationale.

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