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Illustration - La société civile se rassemble pour renforcer la surveillance des revenus miniers

Économie - 24 janvier 2026

La société civile se rassemble pour renforcer la surveillance des revenus miniers

Par Sarah Ndaya3 min de lecture

Lubumbashi, le 24 janvier 2026 - Les organisations de la société civile en République Démocratique du Congo (RDC) intensifient leurs efforts pour améliorer la gouvernance financière et la transparence dans le secteur minier. Un atelier de deux jours, tenu du 23 au 24 janvier 2026, rassemble des membres de la plateforme "Le Congo n'est pas à vendre" (CNPAV) et d'autres parties prenantes pour partager les meilleures pratiques en matière de surveillance citoyenne de la gestion des fonds publics.

L'atelier se concentre sur l'allocation et la gestion des revenus miniers dans les provinces de Lualaba, Haut-Uele et Haut-Katanga, des régions clés pour la production minérale de la RDC. Selon Fabien Mayani, membre du comité de pilotage de la CNPAV, l'initiative vise à renforcer la capacité de la société civile à analyser, rechercher et interagir avec les autorités publiques, garantissant ainsi une surveillance citoyenne efficace.

"Malgré les réformes du code minier et l'augmentation des revenus dus à la hausse des prix des minéraux, la pauvreté reste une réalité pressante. Notre objectif est de garantir que les revenus collectés par les provinces soient gérés de manière transparente et efficace," a déclaré Mayani.

L'atelier a mis en lumière les défis persistants dans la gestion des revenus miniers, notamment le non-respect des règles de gouvernance, le manque de transparence et la faiblesse de la surveillance par les organismes publics. Les participants ont cité des données de l'EITI montrant que la RDC a mobilisé plus de 20 milliards de dollars en revenus miniers entre 2018 et 2023, tout en s'interrogeant sur l'allocation de ces fonds au niveau local.

"Si le Haut-Katanga reçoit 20 millions de dollars en redevances minières, comment ces fonds sont-ils utilisés ?" a demandé Mayani, soulignant la nécessité d'un reporting clair et d'une responsabilité publique.

Les recommandations issues de l'atelier incluent :

Renforcer la Cour des comptes et d'autres organismes de surveillance.

Augmenter la transparence et l'accès public aux rapports financiers.

Améliorer la capacité des autorités locales à mobiliser et gérer les revenus.

Collaborer avec l'Inspection Générale des Finances (IGF) pour une meilleure supervision.

Encourager la responsabilité publique, y compris des sanctions pour mauvaise gestion.

L'atelier de la CNPAV se poursuit jusqu'au samedi 24 janvier, les organisateurs visant à créer un cadre structuré et efficace pour le suivi citoyen des fonds publics issus du secteur minier.

Social et Santé

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